Sky hawk

SKY HAWK, par Jirô Taniguchi (Casterman, octobre 2009, coll. Sakka)

sky hawkDeux samouraïs exilés aux Etats-Unis après la révolution Meiji de 1868, vivent tant bien que mal de la chasse sur un territoire indien. Ils découvrent un jour une indienne qui vient d’accoucher derrière un fourré. Poursuivie par des chasseurs de prime, ils vont l’enlever de leurs griffes, aidés par Crazy Horse et sa tribu, les guerriers Oglagla. Hikosaburô et Manzô vont s’intégrer à la vie de ces indiens, leur apprendre des rudiments des traditions japonaises, comme le ju-jitsu et apprendre la vie de ces nomades chasseurs de bisons. L’amitié naît entre ces hommes et les indiens poursuivis par les hommes blancs (militaires et pionniers de la ruée vers l’ouest) qui veulent prendre leurs terres ancestrales et les Collines Noires qui sont sacrées. Les deux japonais deviennent alors Sky Hawk et Winds Wolf et vont participer aux violents combats entre les indiens Crow et les Tuniques Bleues…

Voilà d’un thème qui ne m’intéresse pas spécialement au premier abord, car je ne suis pas fan de western. Pourtant comme c’est du Taniguchi, je me suis laissée tenter. Et me voilà embarquée dans cette histoire au départ farfelue (que viennent faire des Japonais dans le far west américain du XIXème siècle ?), et finalement, je me suis totalement prise au jeu, dans cette histoire où se mêlent la ruée vers l’or, les traditions indiennes, les combats contre les tuniques bleues… Pourtant, et on l’apprend à la fin de l’ouvrage, une quarantaine de japonais sont bien venus aux Etats-Unis après la défaite de 1869. Taniguchi se base sur des faits réels pour construire ensuite son histoire qui mêle nos deux héros imaginaires avec des grands personnages de l’époque : Crazy Horse et Sitting Bull les deux chefs indiens, Custer et Grant les deux militaires américains. La tragédie de l’enfermement des indiens dans des réserves se fait pressentir tout au long de l’album, et on se met facilement du côté des indiens…

Le trait de Taniguchi est toujours aussi clair dans ce épais volume (285 pages) en noir et blanc. Les combats sont retranscrits dans toute leur violence. Les détails sont toujours présents, aidant à la compréhension de l’histoire. Un seul regret pourra être les quelques longueurs parfois dans l’histoire, mais bon, rien de grave non plus… Une bonne lecture, à prolonger par un film (pour peut-être considérer différemment les westerns ensuite ??)

Conseillé à partir de 13 ans par le site BD du CNDP.

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