L’assassin de Papa

L’ASSASSIN DE PAPA, par Malika Ferdjoukh (Syros jeunesse, 2006, coll. Souris noire)

https://i0.wp.com/multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/0/9/5/9782748504590.jpgValentin vit avec son père à Paris, mais depuis la mort de sa mère, ils sont contraints de vivre dehors. Son père fait la manche et tente d’élever son fils dans une péniche stationnée sur les quais de la Seine. Valentin ne va pas à l’école, mais comme son père lui en a dit beaucoup de mal et qu’il serait battu s’il ne donnait pas des bonnes réponses, Valentin est bien content d’être libre comme l’air… A Paris, un assassin fait régner la terreur, en étranglant ses victimes à l’aide de leur sac à main. Un soir, alors qu’il fait nuit noire, ils sauvent une jeune fille, Laure, qui manque de se faire elle aussi étrangler par un homme aux lunettes noires. Le père de Valentin a vu l’étrangleur, mais ne veut pas avoir à faire avec la police, car il ne veut pas qu’on lui enlève la garde de son fils. Il envoie donc une lettre anonyme, mais un soir, Valentin ne retrouve pas son père sur la péniche, et arrive alors un homme étrange avec des lunettes noires…

Ce court roman d’à peine 100 pages est paru initialement en 1988. Son écriture est fluide, parfois avec quelques détails incongrus. En effet, Valentin ne sait pas lire, et c’est lui le narrateur de l’histoire, alors pourquoi parfois l’auteur lui fait-elle utiliser des mots assez compliqués comme « gamberger », « opiner »… ? Mais ce ne sont là que des détails. Ce roman se lit vite et comporte un certain nombre de passages rigolos. Extrait choisi :

« J’ai trouvé de vieux vêtements, c’est tout ce que j’ai ». Elle a entrebaîllé, sa main s’est faufilée, avec au bout un tas de tissu. « Entrez pas » ! dis-je, terrorisé par le chantier de la salle de bains. « Mais non, mais non, prends-les, j’ai mal au bras ». J’ai pris, j’ai refermé. Des « vieux » vêtements, ça ?  Les miens, quand ils sont neufs, ils ont déjà pas mal cavalé. Aux Puces, je les trouve. Mais ceux-là, y’avait encore l’étiquette au col. Je déchiffrai péniblement. Celui qui les portait avait un nom à rallonge. Yves Saint Laurent il s’appelait. Vu le fric que ç’avait dû coûter, je comprenais qu’il mette sa griffe ! »

Ce roman aborde plusieurs thèmes : la famille, la pauvreté, mais aussi l’enquête policière (ce roman fait partie de la collection « souris noire »), avec la recherche de l’assassin. Il est agréable à lire, et apparaît très réaliste. Il ne lui manque plus qu’un plan de Paris (car de nombreux lieux, monuments, rues, quartiers sont mentionnés) !

Un roman à partir de 10 ans selon l’éditeur, à partir de 11 ans selon le site de littérature jeunesse Ricochet.

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