BD historique

La guerre d’Alan, tome 1

LA GUERRE D’ALAN, tome 1 (d’après les souvenirs d’Alan Ingram Cope), par Emmanuel Guibert (L’association, 2000, coll. Ciboulette)

https://i0.wp.com/multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/4/6/3/9782844140364.jpgAlan est un jeune américain qui est convoqué par l’armée de son pays à 18 ans. Pearl Harbor a été attaqué et les Etats-Unis sont entrés dans le conflit mondial qui dure en Europe depuis 1939. Alan est mobilisé, et conduit à Fort Knox, où il va être formé à être opérateur radio, à utiliser un fusil, à conduire un char… Il va aussi être confronté aux morpions, va se faire des amis… puis être envoyé en France, où il arrive le jour de ses 20 ans…

Deuxième série que je lis de cet auteur, après Le photographe tome 1 et tome 2. Là encore, il s’agit d’un recueil de témoignage. Cette biographie historique montre un aspect de la guerre, à travers les yeux d’un simple soldat. Ce premier tome se passe exclusivement outre-Atlantique. Depuis sa mobilisation jusqu’à son arrivée au Havre, Alan raconte au dessinateur Emmanuel Guibert ce qu’il a vécu. Au moment de cette rencontre, il a 69 ans et le français en a 30. En passant beaucoup de temps ensemble, en travaillant en commun, ils ont réussi à faire un album le plus proche possible de la réalité, mais l’américain est décédé avant d’avoir terminé. Emmanuel Guibert raconte ces rencontres dans un éditorial assez long (4 pages), et comment il a appris plein de choses avec cet homme.

Le dessin n’est peut-être pas le plus important dans cet album, ce qui est assez paradoxal pour une BD… Finalement, j’ai beaucoup plus accroché au texte qu’aux dessins.  Ca se lit comme un roman biographique, et le dessin ne m’apparaît que secondaire. Il illustre le propos, mais finalement si Alan Cope avait rencontré un biographe, il aurait pu en faire un roman… Cependant, la BD est tout de même un bon support, car les anecdotes se suivent, parfois dans un désordre chronologique, et sont assez courtes (en 86 pages, on trouve 13 chapitres). Le dessin est assez simple, souvent sans décor, les couleurs sont peu nombreuses : blanc et marron, mais avec beaucoup de nuances de coloris. Ca ressemble aux vieux films en sépia, dont la couleur est passée, je trouve que cela correspond à l’esprit de l’époque, tout en la rendant très lointaine…

Bref, un bon album, qui donne envie de lire la suite…

Le site BD du CNDP le conseille à partir de 15 ans.

Voir une planche sur Blam!, et lire l’avis de Zazimuth.

1 réflexion au sujet de “La guerre d’Alan, tome 1”

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