Dolor

DOLOR, par Catel (dessin) et Philippe Paringaux (scénario) (Casterman, 2010)

https://i2.wp.com/media.leslibraires.fr/media/attachments/large/4/3/5/000818435.jpgDolores Serrat, surnommée « Dolor » est journaliste. Son père l’a abandonnée à sa mère alors qu’elle était enfant. Depuis, plus de nouvelles, jusqu’à celle du décès de son père, enterré près de Paris, alors qu’il vivait jusque là en Asie. Dolor reçoit un colis de son père, avec des photos et un journal. Avec ces documents, elle va découvrir la raison de l’abandon paternel et partir sur les traces des lieux fréquentés autrefois par son père à Cannes. Là, elle retrouve un ami de son père, parrain de la mafia locale, et découvre une actrice inconnue, Mireille Balin, qui semble avoir un lien avec son père. En rencontrant des connaissances de son père, Dolor va découvrir un pan de l’histoire paternelle qu’elle ne soupçonnait pas…

Voici un album choisi pour sa dessinatrice que j’avais déjà côtoyée avec Kiki de Montparnasse (chroniqué sur ce blog). Dolor est une histoire sombre, déjà dès la couverture, mais qui se suit agréablement, malgré quelques longueurs (Dolor vit en parallèle de sa quête une histoire d’amour principale, ainsi qu’une secondaire bien rapide, et cela ne fait pas avancer l’histoire principale). Une fois la lecture terminée, je me suis rendue compte qu’il y a un point commun entre les deux albums de Catel : tous deux retracent la vie d’une femme ayant connu la gloire sur une courte période (Alice Prin et Mireille Balin). Dans Dolor, cela ne se dévoile qu’à partir du milieu de l’album de 72 pages, puisqu’au début, on est plus sur la quête d’une jeune femme abandonnée et le père disparu. J’ai également apprécié d’apprendre des choses, grâce à cet album, sur Mireille Balin, avec un dossier biographique en fin d’album. Cela fait un petit « plus » non négligeable, je trouve.

J’ai lu sur différentes critiques parues sur internet que le dessin tendait à se rapprocher de celui de Loustal, avec lequel collabore habituellement le scénariste, et que cela desservait l’album. Je dois être bien inculte, car je ne connais pas ce dessinateur. Pour moi, le dessin ne m’a donc pas posé de problèmes, je l’ai trouvé quelque peu différent de celui de Kiki de Montparnasse, aussi parce que cette fois-là, il est mis en couleur et qu’il y a plus de décors. Le trait n’est pas très précis, mais il correspond à l’ambiance polar qui se dégage de l’histoire. Pour conclure, j’ai donc un avis globalement positif sur cet album original, même s’il ne restera pas dans les albums les plus marquants que j’ai pu lire.

A partir de 15 ans selon l@BD, site BD du CNDP.

On en parle sur le web, de façon bien mitigée ou au contraire enthousiaste : Sur le fil avec 2n, Hop BD, BD75011, Summer day, Bodoi.

Voir le blog de Catel la dessinatrice, avec toutes ses productions (BD ados, adultes et jeunesse, illustrations diverses…).

Lire sur ActuaBD une interview des deux auteurs de cet album.

Publicités

Une réflexion sur “Dolor

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s