Pain d’alouette, première époque

PAIN D’ALOUETTE, PREMIÈRE ÉPOQUE, par Christian Lax (Futuropolis, 2009)

https://i0.wp.com/media.leslibraires.fr/media/attachments/large/0/7/0/000642070.jpgAvril 1919, la guerre est terminée depuis six mois, et la course cycliste du Paris-Roubaix a repris, et traverse le Nord-Pas-De-Calais déchiré par le conflit. Quentin Ternois, ancien coureur cycliste gazé lors de la bataille d’Ypres, est sur le bord de la route avec son neveu Elie. C’est une révélation pour le jeune garçon, qui se passionne pour ce sport dans lequel les coureurs sont de véritables héros. Quelques années plus tard, en 1923, le jeune garçon est devenu mineur à Courrières, mais reste toujours passionné par le vélo, au point de déserter parfois son travail pour suivre les courses qui passent près de chez lui… A la même époque, Reine Fario est une jeune orpheline, fille d’un coureur cycliste réputé d’avant-guerre, qui subit des mauvais traitements à l’orphelinat où elle est placée. Camille, un ami de son père défunt, un vieil homme un peu contestataire du Sud-Ouest, va tout faire pour la retrouver, puis l’adopter…

Pain d’alouette est un album qui mêle l’histoire en parallèle de deux jeunes gens, Elie et Reine, et en même temps, le sport cycliste d’après-guerre. Par ce sujet sportif, cela m’a fait penser à l’album Le tour des géants (chroniqué sur ce blog il y a 2 ans), même s’il s’agissait là du tour de France 1910. Il n’empêche que ces deux albums montrent que les coureurs de l’époque sont de vrais surhommes, capables de réaliser des courses dans des conditions exécrables…

J’ai beaucoup aimé le dessin d’un auteur que je ne connaissais pas auparavant. Les traits sont très fins, très travaillés, et les couleurs, souvent pastels, donnent un ton suranné loin d’être désagréable à cet album. Comme souvent chez Futuro, la qualité du dessin est vraiment super, c’est très agréable à regarder. Bref, que du bon pour cet album, qui pose les bases de l’histoire qui sera développée dans la suite (le deuxième et dernier tome de ce dyptique est sorti en mars dernier). Au départ, c’est un peu difficile à appréhender, car il y a pas mal de personnages différents, et en plus dans des lieux différents (Nord et Sud-Ouest). Au fil de la lecture, tous se relient (ou presque) et on voit la trame de l’histoire se nouer, ce qui donne d’autant plus envie de continuer la lecture. L’album aborde le travail à la mine et ses difficultés (le pain d’alouette étant le reste de casse-croûte que le père ramène du fond de la mine pour ses enfants), les courses cyclistes très appréciées à l’époque, les conditions de vie des orphelins de la guerre, le climat politique de l’époque, il est donc riche en thématiques, et chaque lecteur sera plus touché par un de ces sujets. Chacun y trouvera donc son compte. Pain d’alouette est donc un album à ne pas manquer.

A noter enfin qu’il s’agit d’une suite d’un album autour du père de Reine, et cela s’intitule L’aigle sans orteils (sorti en 2005 chez Aire Libre). Je vais tenter de me le procurer je pense…

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : le blog cycliste de Patrick Bernard, Passion de lire, BDblog.

Les premières planches de l’album sont sur le blog de Futuropolis. Une interview de l’auteur a été réalisée par France 3 Rhône-Alpes Auvergne (émission Question en ligne) lors de la sortie de cet album, où il explique pendant 17 minutes les raisons et la réalisation de ce tome.

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