Cours, Bong-Gu !

COURS, BONG-GU !, par Byun Byung Jun (Kana, coll. Made In, 2005)

https://i1.wp.com/media.leslibraires.fr/media/attachments/large/8/5/4/000500854.jpgBong-Gu est un petit garçon qui arrive depuis sa campagne avec sa mère à Séoul, la capitale coréenne. Ils recherchent son père, qui est parti travailler en ville et n’a plus donné de nouvelles à sa famille depuis près de 6 mois. Dans le métro qui doit les mener sur son lieu de travail, le garçonnet et sa mère rencontrent un vieux monsieur qui fait la manche, et ils le retrouvent ensuite dans la rue, avec sa petite fille Hyemi, peu bavarde. Ensemble, vont-ils retrouver le père et mari disparu ?

Voici un « petit manhwa » comme indiqué sur la couverture de cet album qui se lit très rapidement. En effet, il y a assez peu de textes, et il ne fait que 98 pages. L’histoire est vraiment simple à comprendre, et il n’y a pas vraiment d’intrigue secondaire. Au départ, on a en parallèle deux familles : Bong-Gu et sa mère, la petite Hyemi et son grand-père, et au final ils vont s’entraider. Ce manhwa montre la solitude dans les grandes villes, car au début du récit personne n’aide Bong-Gu et sa mère, qui découvrent la ville et ses particularités. C’est le règne de l’individualisme, et personne n’est disposé à les aider à retrouver le père et le mari.

Sur ce blog, c’est mon deuxième album de cet auteur coréen, après Première neige, et bien je n’ai pas spécialement aimé le dessin, pas assez précis à mon goût, allant trop dans les flous (un peu comme dans le titre cité avant), et avec quelques erreurs de proportion (un moment, Bong-Gu a des mains énormes, plus grosses que sa propre tête !). Par contre, j’ai bien apprécié que l’album commence en noir et blanc et au fil de l’histoire, puis devienne plus coloré. Les couleurs sont belles, à l’aquarelle, et donnent aussi à voir que l’optimisme renaît chez la mère de Bong-Gu. Ces couleurs rompent avec l’accueil froid du départ.

Globalement un bel album, malgré quelques déceptions, mais il ne marquera pas forcément les esprits… Surtout que la fin est vraiment simpliste, on se croirait presque revenu au pays des Bisounours tellement la solution proposée au grand-père et à sa petite fille est idéaliste et pleine de bons sentiments…

Non mentionné sur la base BD du CNDP, mais Manga-news le conseille à partir de 16 ans.

On en parle sur les blogs : MiladyLes routes de l’imaginaireJe sais pas du toutGlop ou pas glop.

Lire une interview de l’auteur réalisée en 2006 et publiée sur Scénéario.

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