Quai d’Orsay, chroniques diplomatiques, tome 1

QUAI D’ORSAY, CHRONIQUES DIPLOMATIQUES : tome 1, par Christophe Blain et Abel Lanzac (Dargaud, 2010)

https://i1.wp.com/ec56229aec51f1baff1d-185c3068e22352c56024573e929788ff.r87.cf1.rackcdn.com/attachments/large/3/7/8/000629378.jpgChroniques de la vie du ministre des affaires étrangères Alexandre Taillard de Worms, à travers les yeux d’Arthur Vlaminck, jeune conseiller qui vient juste d’entrer au service du ministère. Il est chargé d’écrire les discours du ministre, et en ces temps agités, chaque mot est important. Le jeune homme va découvrir le stress permanent des ors de la République, ainsi qu’un univers où c’est du chacun pour soi, et où les ambitions personnelles priment sur le bien commun.

Voici un album que j’ai lu car on en a beaucoup parlé, il a fait partie des meilleures ventes lors de sa sortie. Le sujet politique ne m’emballait pas plus que cela, BD et politique me paraissaient plutôt incompatibles, ou gage de mauvaise qualité. De plus, j’avais un a-priori négatif sur Christophe Blain, depuis que j’avais lu (ou plutôt tenté de lire) Gus, tome 1, il y a bien longtemps sur ce blog. Je n’aimais pas le dessin, trop caricaturé pour moi, trop vif. Et bien là pour cet album, le trait m’a moins dérangé, peut-être parce qu’on reconnaît facilement qui se cache derrière le grand Alexandre Taillard de Worms… Et puis l’histoire, bien que ne tournant qu’autour de la politique, se lit bien, ce qui fait que les défauts que je pouvais craindre au départ ne s’avèrent finalement pas fondés. Par contre, il y a pas mal de texte, ce n’est pas une lecture légère, mais avec le sujet, il fallait s’y attendre. Ce n’est pas le meilleur album qui soit pour moi, mais la façon qu’il a de montrer les coulisses du pouvoir est très intelligente, et surtout les situations grotesques, par exemple lorsqu’un discours est repris par une ribambelle de conseillers, et arrive finalement complètement dénué de sens… Bref, cet album est intéressant, de par sa façon d’aborder un sujet au premier abord difficile et loin d’être drôle. Je ne dirai sans doute pas non au tome 2, si je le trouve en bibliothèque.

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Le comptoir de la BD, Chroniques de l’invisibleFeuille de blog, Impressions d’ouest, Lecturissime.

Quelques planches à voir sur la librairie Dialogues, sous la fiche du livre.

Abel Lanzac est un pseudo, dévoilé lors d’Angoulême 2013, où le tome 2 de la série a reçu un prix. Plus d’infos sur l’article du Figaro.

Enfin, Quai d’Orsay va être adapté au cinéma par Bertrand Tavernier, si on en croit Europe 1 et Actualitté.

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