Le monde selon François, tome 1 : Le secret des écrivains

LE MONDE SELON FRANÇOIS, tome 1 : LE SECRET DES ECRIVAINS, par Renaud Collin et Vincent Zabus (Dupuis, 2007, coll. Punaise)

François est un petit garçon qui a beaucoup d’imagination, et raconte beaucoup d’histoire. Selon lui, les profs seraient mis dans des casiers après les cours, les poissons rouges étaient à l’origine verts… Mais il en a marre d’avoir trop d’imagination, car cela lui joue des tours. Un jour, avec sa classe, il visite une imprimerie en compagnie d’un auteur très connu, Adrien Osborn. Là, François se met à parler involontairement, à raconter ses histoires farfelues. C’est la honte qui s’abat sur lui. En rentrant chez ses parents, il rencontre une vieille dame qui lui explique qu’il y a toujours une solution à son « problème » de toujours raconter des histoires : il serait le Grand Alphabet, celui qui a le don d’imagination dans la corporation des écrivains. D’après la vieille dame, ce rôle serait usurpé par Adrien Osborn. Seul François peut le dénoncer et reprendre son rôle, lors de la cérémonie du solstice d’hiver, lorsque les lettres (qui poussent et sont cueillies dans des arbres appelés « lettriers ») sont partagées entre les écrivains, qui ensuite les dressent avec amour pour qu’elles se couchent sur le papier et créent de belles histoires… 

Le monde selon François est un petit album (plus petit qu’un A4) de 46 pages, qui se lit très bien.  J’ai bien aimé le petit côté fantastique qui tourne autour de l’écriture : les lettres qui poussent tels des fruits, sont cueillies une fois par an. Le petit garçon a même le pouvoir de diriger les objets liés à l’écriture : les livres, les lettres… C’est assez poétique je trouve. Par contre, j’ai eu parfois du mal à suivre l’histoire, au niveau du déroulement du temps, il est parfois difficile de repérer les ellipses, car l’histoire est particulièrement dynamique, et ne comporte pas de temps morts. Le dialogue est agréable, comportant quelques blagues qui feront rire ou sourire les plus jeunes lecteurs. Les histoires de François, belles mais bien tordues, sont bien trouvées, et permettent d’aborder divers thèmes. La fin est un peu décevante, un peu trop facile à mon goût, il en fallait bien une, mais je n’en suis pas très satisfaite. Le dessin est dynamique, et on verrait presque le petit garçon bouger dans les cases ! Les couleurs sont souvent dans les tons bleu et vert, et cela m’a parfois fait penser à des dessins animés actuels. Un regret cependant : le format de l’album fait que les cases sont souvent assez petites, et donc le texte aussi, et cela n’aide pas au confort de la lecture.

Il existe deux autres tomes des aventures du jeune garçon : « Les amants éternels » et « le maître du temps ».

A partir de 7 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Mes petits bonheurs, Les lectures de Lucien, 8 ans, Chroniques de l’imaginaire, InfoBD.

Voir le concept de la collection Punaise (qui évolue avec les lecteurs) sur son site.

Cet album participe au challenge « à la découverte des prénoms », lancé par Capocapesdoc.

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