Jacques a dit

JACQUES A DIT, par Fabien Grolleau et Thierry Bedouet (Sarbacane, 2013)

Jacques a fait son service militaire en Polynésie française, en 1967. Il a beaucoup apprécié ces moments là-bas, même s’il a assisté à des essais nucléaires. Trente ans après, on le retrouve à Nantes. Il apprend qu’il est malade et qu’il n’a plus que quelques mois à vivre. Par hasard un soir alors qu’il a fait refaire son passeport, en bord de Loire, il fait la rencontre de Stéphane, un jeune homme très alcoolisé qui vient d’être largué par son amie. Il l’entraîne dans une folle aventure : il veut « libérer » le Maillé-Brézé, le bateau sur lequel il a navigué jadis et qui croupit en tant que bateau-musée dans le port de Nantes. Avec ses amis et Stéphane, Jacques va monter un plan pour kidnapper le navire, le faire quitter le port où il rouille, et peut-être même le ramener en Polynésie. Connaissant l’état de santé de leur ami Jacques, tous vont l’aider pour son projet qui risque bien d’être le dernier.

Voici un album récent, un très bel objet avec une belle qualité d’impression et un papier très agréable au toucher. Déjà, sa couverture est magnifique, avec un capitaine entraîné par des sirènes qui le remonteraient à l’air libre. Le bleu est magnifique, cela fat penser aux eaux turquoises du Pacifique. A voir cette couverture, et en lisant la 4ème de couv’ dans laquelle on parle de Jacques Brel, d’un marin en bout de course… je m’attendais bêtement et simplement à une histoire de Jacques Brel aux îles Marquises. En plus, les quelques premières pages se passent en Polynésie, donc ma première impression se confirmait. Et bien non pas du tout, à partir de l’acte 1 (le livre est découpé en actes et non pas en chapitres), il n’y a plus de soleil et de vahinés du Pacifique, mais la scène se déroule à Nantes. On suit l’histoire de cette bande d’amis qui va tout faire pour aider l’un des leurs à embarquer clandestinement sur le Maillé-Brézé, pour lui faire quitter le port de Nantes. Et finalement, on se prend au jeu de cette entreprise un peu folle, en se demandant s’ils vont aller jusqu’en Polynésie ou pas, tellement ça paraît insensé. Bref, le scénario n’est pas celui auquel je m’attendais, mais finalement il m’a bien plu, avec en plus quelques touches de fantastique qui ne gâchent pas l’histoire. On trouve aussi des extraits des chansons de Brel, facilement reconnaissables, et toujours en lien avec l’histoire.  Le dessin est agréable, simple mais travaillé tout de même. Il aide à créer une belle ambiance à cet album, même si on se doute de la fin inéluctable du héros. Une belle découverte !

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : La rubrique à brac, The big shot, La soupe de l’espace.

Voir le blog de Thierry Bedouet et le site de Fabien Grolleau.

Interview des deux auteurs à lire sur le site France 3 Pays de la Loire.

Les deux auteurs participent activement à une maison d’édition associative nantaise : Vide Cocagne.

Quelques planches sur le site de l’éditeur.

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