Les petites gens

LES PETITES GENS, par Vincent Zabus et Thomas Campi (Le Lombard, 2012)

Récit, sur 24 heures seulement de la vie de six personnes qui vivent dans deux immeubles qui se font face, dans une même rue. Il y a là une vieille dame seule, qui effectuait des ménages et que personne ne remarque vraiment, un jeune garçon et son père, un homme qui travaille aux objets trouvés à la SNCF, un vieux monsieur amoureux de sa voisine Irina sans pour autant pouvoir le lui avouer…

Voici un album choisi au hasard dans les rayonnages d’une bibliothèque. C’est une chronique sur un temps limité de la vie de quelques habitants normaux. Je l’ai lu d’une traite, j’ai aimé les couleurs chaudes utilisées tout au long de l’album : tons rouges, ocre, jaunes… Cela donne une lecture très agréable, très estivale. J’ai beaucoup aimé le trait de l’italien Thomas Campi, même si au départ, j’ai eu un peu de difficultés. En fait, son dessin est très adapté à décrire les personnages, à en saisir les petits détails. Il est réaliste et soigné. Les décors quant à eux ne sont pas très détaillés, mais ce n’est pas ce qui importe, ce sont les personnages.

Je me doutais un peu de la fin dès le départ de l’histoire, avec la phrase d’un homme qui emprunte des livres chez Armand le bibliothécaire amateur. Les personnages sont des gens normaux, la petite dame fait un peu pitié, personne ne l’écoute, elle est bien seule, elle tente même de mettre fin à ses jours, sans y arriver. Les personnages se croisent, se rencontrent (ou pas). On sent bien que tout le monde est triste à cause de quelque chose, mais on ne sait pas forcément quoi. Les histoires ne sont pas toutes drôles car il y a finalement pas mal de non-dits (entre père et fils, ou l’absence de déclaration d’amour entre Armand et Irina). J’ai bien aimé l’histoire de Paul, l’homme de la SNCF, qui va savoir pourquoi son collègue, bientôt retraité, a toujours le sourire aux lèvres : il rend les objets trouvés après des enquêtes, et va passer le témoin à Paul, qui va trouver un certain sens à sa vie d’homme seul. L’histoire du jeune Louis, dont la mère est décédée et dont le père ne parle pas, est aussi touchante, tout comme l’histoire entre Armand et Irina à qui il n’ose déclarer sa flamme, sauf par un sacré subterfuge postal, vraiment bien trouvé…

Comme je l’avais prédit au début de ma lecture, les histoires se relient à la fin de l’album, et en 24 heures, beaucoup de choses ont changé dans la vie des habitants des deux immeubles. Même si quelques jours après la lecture, je n’ai pas un souvenir extrêmement précis du scénario, j’en garde une sensation de lecture très agréable, d’avoir passé un bon moment un peu hors du temps. Un album à essayer !

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Blog BD de France 3, Val aime les livres, Marie Rameau, Graphivore

Voir le blog de Thomas Campi et son site.

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