Ma vie posthume, tome 1 : Ne m’enterrez pas trop vite

MA VIE POSTHUME, tome 1 : NE M’ENTERREZ PAS TROP VITE, par Hubert et Zanzim (Glénat, 2012, coll. 1000 feuilles)

Emma est une vieille dame qui vit seule dans sa grande maison. Ancienne institutrice, elle reçoit parfois la visite d’une ancienne élève, aujourd’hui aide-ménagère. Cette dernière lui déconseille de fumer, mais c’est un des derniers plaisirs qui restent à la vieille dame, qui va jusqu’à chercher en pleine nuit ses cigarettes dissimulées sur le dessus de son armoire. C’est là qu’elle fait une grave chute, et se réveille ensuite, sans plus avoir mal. Il lui faut quelques temps pour se rendre compte qu’elle est décédée, car elle n’a plus faim et plus sommeil. Elle est donc un zombie, mais qui garde le contact avec le monde qui l’entoure. Par hasard, elle découvre un trou dans sa poitrine : en réalité, elle a été tuée… Mais par qui ? Et qui pourrait lui en vouloir ? Emma, entre les souvenirs de son passé heureux avec son mari et ses visites au cimetière où elle va retrouver une de ses congénères, mène l’enquête.

Voici un album lu pour son titre qui contient un bel oxymore. J’avais aussi repéré le scénariste, Hubert, dont j’avais lu Miss pas touche en 4 volumes (tomes 1 et 2 sur ce blog). Avec les aventures de la morte-vivante Emma (publiées en 2 tomes seulement), j’ai passé un bon moment de lecture au soleil. Cet album contient des passages drôles, d’autres nostalgiques (lorsqu’elle se rappelle son grand amour, son mari décédé quelques années plus tôt). Il montre aussi la vie d’une personne âgée sans enfants, sans plus d’occupations que cela, et avec une nièce envahissante qui n’attend que son décès pour revendre sa maison. Bref, rien de réjouissant dans la vie de cette vieille dame, jusqu’à son décès, où elle revit. Elle se remotive pour savoir ce qui lui est arrivée, elle aide une de ses anciennes amies devenue elle aussi zombie et lui redonne du courage. Cet album est finalement plein d’humanité, malgré ses personnages principaux qui ne sont plus trop humains. J’ai beaucoup aimé les passages sur la jeunesse de l’héroïne, qui ne manque pas de caractère et s’émancipe dans les années 1930 (alors que ce n’est pas la tendance générale), jusqu’à se marier avec un garçon un peu rebelle, qui la laisse même faire des études. Il y a juste un léger problème sur les dates et les durées, mais ce n’est pas bien grave. Cerise sur le gâteau, le dessin est agréable, plein d’humour. Les couleurs sont simples mais efficaces. Ce sont les ingrédients d’une sympathique petite histoire, qui rebondit sur la fin pour nous donner envie de lire le second et dernier tome !

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : le blog BD de Mademoizelle, Zombies world, L’ivresse des bulles.

Le début de l’album est à lire sur Digibidi.

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2 réflexions sur “Ma vie posthume, tome 1 : Ne m’enterrez pas trop vite

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