L’île aux mille mystères

L’ÎLE AUX MILLE MYSTÈRES, par Alban Guillemois (Desinge & Hugo & Cie, 2010, coll. Factory collection)

1896. Cinq membres d’une équipe de cinéma se réveillent après un accident en plein vol : leur machine volante, un éléphant mécanique à hélices, s’est échouée sur la plus haute montagne d’une île perdue au milieu de l’Atlantique. L’environnement est hostile : la jungle qu’ils découvrent est peuplée d’animaux féroces et la survie serait moins facile sans la magie du jeune sorcier de l’équipage… Peu à peu les naufragés s’installent sur l’ile, mais sont témoins d’étranges phénomènes : ils ne seraient pas seuls sur cette île mystérieuse…

Voici un drôle d’album. Le dessin est très bizarre, avec par exemple des maisons qui ne tiendraient pas debout dans la réalité. Les cadrages sont toujours différents, parfois en biais. Les bulles sont plutôt des parchemins. Les personnages imaginés par l’auteur (qui se définit comme « Artiste des images, directeur artistique de cinéma, réalisateur de courts métrages, illustrateur ») sont très originaux, voire même excentriques, cela fait une drôle de troupe. En effet, les personnages sont une princesse, un magicien, un sorcier, un pilote d’éléphant blindé, un chien qui parle depuis qu’il était tombé dans une marmite alors qu’il était chiot… Vous voyez un peu le genre ? Cela m’a fait penser parfois à du Tim Burton à la française, mais aussi à la compagnie des Machines de l’île à Nantes, qui a créé un éléphant de 12 m de haut…. Cet album contient une bonne dose de fantastique, et de nombreux jeux de mots (« à défaut de s’envoyer en l’air, on s’envoie six pieds sous terre »), ainsi que de nombreuses références à Jules Verne. Les hommages y sont nombreux : littérature, cinéma (un des personnages est Georges Méliès, le père des trucages cinématographiques)…  Pour continuer dans le cinéma, il y est aussi histoire d’un docteur un peu fou, adepte des voyages dans le temps, marié à une certaine Clara (les cinéphiles reconnaîtront de qui il s’agit), ainsi que d’un dictateur nord-coréen (bien réel celui-là) déguisé en chinois… Bref, c’est une histoire complètement déjantée, parfois un peu difficile à suivre, mais c’est un sacré dépaysement ! Je ne suis pas sûre d’avoir saisi toutes les références tellement elles sont nombreuses (surtout en fin d’album), mais je suis contente d’avoir essayé cet album très particulier !

Non mentionné sur la base l@BD.

On en parle (peu) sur le web : Ma ville Nantes.

La page Facebook d’Alban Guillemois. Quelques unes de ses planches sont exposées (et donc à vendre) à la galerie Napoléon (Paris 4è)

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