Où le regard ne porte pas, tome 2

OÙ LE REGARD NE PORTE PAS, tome 2, par Georges Abolin (scénario) et Olivier Pont (scénario et dessin) (Dargaud,2004, coll. Long courrier)

Suite du tome 1. 20 ans après leur enfance en Italie au bord de la mer, les trois garçons qui étaient inséparables se sont perdus de vue, sont appelés par leur amie Lisa à Istanbul. Enceinte, celle-ci vient de perdre son bébé. Elle leur demande de l’aider à retrouver son amoureux Thomas, qui s’est enfui au Costa Rica après avoir lu un mystérieux ouvrage. Dès lors commence pour les quatre amis une épopée qui va les mener dans la forêt d’Amérique centrale, et va leur faire comprendre pourquoi ils sont si liés, et comment la magie est indissociable de leur amitié…

J’ai moins aimé ce deuxième tome, peut-être parce que le scénario n’est pas du tout comme je l’avais pensé. Il se déroule longtemps après le premier, et est bien plus noir, plus fantastique que le premier, plus compliqué également… L’idée de départ est assez étrange : trois amis qui s’étaient perdus de vue aident leur meilleure amie d’enfance à retrouver son amoureux à l’autre bout de la planète, alors qu’on sent bien un lien particulier entre eux, une sorte d’amitié amoureuse difficile à décrire. En même temps, ils sont tellement amis que même après 20 ans sans se voir, ils sont prêts à partir au bout du monde pour l’aider. C’est bien à cela que servent les vrais amis, n’est-ce pas ? 😉 Ce second volume répond à toutes les interrogations des deux tomes : pourquoi ces pages noires, ces ellipses ? Qui y était représenté ? Pourquoi Thomas, l’amoureux de Lisa, l’a quitté alors qu’elle était enceinte pour se rendre au Costa Rica ? Quelle est la nature du lien entre tous ces personnages ? Bref, nombre de questions trouvent leur réponse, et j’ai été étonnée de la présence d’éléments fantastiques, dans cette histoire qui au départ paraissait bien réaliste. J’ai bien aimé tout de même cet album, mais j’ai préféré l’ambiance du premier, peut-être par la nostalgie de l’enfance et du soleil… Le dessin est toujours aussi agréable, malgré quelques réticences liées au réalisme parfois de certains gestes. Les couleurs sont bien plus foncées que dans le premier volume, mais il fallait s’y attendre avec la couverture. Le récit est bien mené, et nous amène à ne pas lâcher le volume avant la fin. D’ailleurs, celle-ci est belle et triste, et on est presque désolés de quitter les personnages au bout des 98 pages. Bref, un beau diptyque, original et agréable !

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : C comme chez L, Pages de lecture de Sandrine, La ronde des post-it, Doucettement

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