Romans jeunesse

L’enfer au collège

L’ENFER AU COLLÈGE, par Arthur Ténor (Milan, 2012, coll. Milan poche junior)

Gaspard est un jeune garçon sensible, très attaché à sa mère et qui aime collectionner les coquillages rares. Il entre en sixième, et dès le premier jour, alors qu’il est motivé pour rencontrer ses camarades de classe et se faire de nouveaux amis, il tombe sur Anthony, la grande gueule de la classe. Ce dernier va tout faire pour lui pourrir sa vie scolaire, au départ avec des blagues de mauvais goût, puis des insultes, des sales coups… Il va pousser Gaspard dans ses derniers retranchements, et la cruauté et la méchanceté vont devenir son lot quotidien…

Deuxième roman d’Arthur Ténor, lu dans le cadre de la préparation du défi lecture 6ème.  Il s’agit là encore d’un court récit, qui fait 75 pages, suivi d’une explication de l’auteur sur les raisons d’écriture de ce texte, ainsi que du témoignage d’une mère dont le fils a été victime de harcèlement scolaire en 6ème. Le thème du harcèlement scolaire se comprend dès le titre, et est très bien décrit : au départ des petites choses qui s’insinuent l’air de rien, puis les grands moyens employés pour faire plier sa victime : violences physiques, morales, racket… Le récit, saisissant de réalisme, est très bien écrit, avec des chapitres qui s’alternent entre Anthony et Gaspard. Le récit de Gaspard est au présent, en temps réel, alors que celui d’Anthony est postérieur à l’action : il raconte les faits à un adulte, dont on comprend plus tard qu’il s’agit d’un psychologue. Les différents événements liés au harcèlement sont donc racontés sous deux points de vue différents, celui du bourreau et de la victime. Le vocabulaire employé pourra parfois être compliqué pour les jeunes lecteurs, mais cela ne gêne pas la compréhension de l’histoire. J’ai bien aimé lorsque des termes comme méchanceté ou dignité sont définis lors de la conversation entre Anthony et l’adulte qui le questionne. Cela donne encore plus de sens au récit, qui ne peut que toucher par la violence des actions dont sont capables des jeunes adolescents envers d’autres. L’enfer au collège est donc une façon très appropriée d’aborder le sujet avec les élèves dès le début du collège, et c’est aussi à faire lire à leurs parents !

Non mentionné sur Ricochet, à partir de 9-10 ans selon l’éditeur, mais pour moi c’est un peu jeune tout de même, donc pas avant le collège.

On en parle sur les blogs : Alias Noukette, Les jardins d’Hélène, Rocambolivresque, Les riches heures de Fantasia, Le blog de la marmite

1 réflexion au sujet de “L’enfer au collège”

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