La vague

LA VAGUE, par Stefani Kampmann (Jean-Claude Gawsewitch éditeur, 2009)

Au lycée Gordon, un professeur d’histoire étudie la période nazie avec ses élèves. Pour tenter de leur faire comprendre comment les allemands ont suivi Hitler, et comment une minorité a pu vouloir gouverner le monde, l’enseignant met au point une expérience, qui va parfois le griser mais aussi et surtout le dépasser. Une communauté, dénommée « La Vague », se met en place : son chef est le prof d’histoire, son symbole, une vague, est  porté par ses adhérents sur la poitrine… Bientôt, tous les lycéens ou presque adhèrent au mouvement, et ceux qui osent penser par eux-mêmes sont exclus des activités de l’établissement… La violence s’impose peu à peu, et La Vague sème la discorde entre des jeunes auparavant amis…

La vague est un roman graphique de 171 pages adapté du roman éponyme de Todd Strasser, et il existe aussi un film du même nom, sorti lui aussi en 2009. J’ai vu le film il y a deux ou trois ans, et je peux dire que j’ai préféré l’adaptation cinématographique à celle en bande dessinée. En effet, dans l’album, la soumission des élèves fait vraiment trop facile, personne ou presque dans la classe ne se pose de questions (sauf celle qui contribue au journal de l’école), et ils adhèrent presque tous du premier coup à la proposition de leur enseignant. J’ai trouvé le scénario trop haché, trop superficiel, manquant de subtilités, pour me faire croire que cette histoire a véritablement existé (alors que ça avait été l’inverse avec le film). Le film était plus subtil, même s’il allait plus dans le spectaculaire, avec les activités du groupe. Ici, dans la BD, l’action se déroule principalement dans l’établissement, ainsi qu’au domicile de l’enseignant. Je n’ai donc pas été emballée par cet album, d’autant plus que je n’ai pas spécialement aimé le trait de l’allemande Stefani Kampmann, surtout ses portraits, parfois déformés. Il est aussi dommage d’avoir utilisé un lettrage informatique, qui ne confère aucune ‘âme’ au texte… Par contre, l’usage du noir et blanc ainsi que des teintes de gris est tout à fait adapté à une telle histoire qui se noircit au fur et à mesure et dont on se demande comment l’adulte responsable va faire pour s’en sortir. Bref, avis très mitigé. Privilégiez le film (ou le roman original), car ce qui est décrit fait véritablement froid dans le dos !

Non mentionné sur l@BD.

On en parle sur les blogs : Le terrier de Chiffonnette, L’accro des livres, La bibliothèque du Dolmen, Sur les traces du chat

La bande annonce du film :

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2 réflexions sur “La vague

  1. yaneckchareyre 14 novembre 2013 / 23:36

    J’ignorais qu’il en avait été fait une bd. Pas sûr que ça soit indispensable, ceci dit, après le bouquin et le film…

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    • Caro 15 novembre 2013 / 00:03

      Je l’ai trouvé en bibliothèque, je ne le savais pas avant non plus… Chronologiquement, si j’ai bien compris, le film serait sorti en dernier (en 2009 aussi cependant). Perso, tu l’as compris dans ma chronique, j’ai préféré le film !

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