New-York trilogie, tome 2 : l’immeuble

NEW-YORK TRILOGIE, tome 2 : L’IMMEUBLE, par Will Eisner (Delcourt, 2008, coll. contre-bande)

Suite du tome 1. Récit autour d’un immeuble new-yorkais. Les histoires de quatre personnages décédés sont toutes liées à un immeuble, qui s’est tenu pendant 80 ans à l’intersection de deux avenues, avant d’être démoli et remplacé par un autre building à l’allure plus moderne, tout en verre, mais avec moins d’âme. Un homme bon mais seul voit un accident se dérouler juste devant l’immeuble, et cela va changer le cours de sa vie. Un autre homme vit une histoire d’amour avec une femme qui le quitte pour épouser une meilleure situation, avant de revenir vers lui, une fois malade. Une violoniste jouait tous les jours devant l’entrée de ce même immeuble, même pendant sa démolition. Enfin, le dernier homme est celui qui va faire démolir l’immeuble pour en faire un nouveau et moderne à qui il va donner son nom, avant de mourir en ayant fait faillite…

J’ai beaucoup aimé ce récit d’environ 80 pages intitulé « l’immeuble », car finalement les histoires des 4 personnages se recoupent à la fin. Il y a aussi un petit côté fantastique intéressant et subtil. Chaque personnage a eu une vie particulière qui l’a amené auprès de ce bâtiment, qui est finalement le héros de l’histoire. Les destins des quatre personnes sont au final assez tristes, et peuvent être représentatifs de la vie en ville. J’ai trouvé que Will Eisner mettait l’accent sur la solitude, le chacun pour soi, l’égoïsme. Il dessine donc un récit assez grave, qui peut nous faire prendre conscience que la vie citadine n’a pas que des avantages. La seconde partie de l’ouvrage s’intitule « carnet de notes sur les gens de la ville ». On voit Will Eisner et son carnet de dessin, il observe ce qui se passe dans la rue et « croque » les bonnes situations, en quelques cases ou quelques planches. Il y a peu de textes, dans ces historiettes qui font parfois sourire, et cela se lit pourtant très bien, à condition d’être observateur. Le trait est toujours aussi agréable, toujours aussi expressif. Bon nombre de situations se retrouvent dans n’importe quelle ville, comme par exemple la double page où un homme circule sans problème dans un quartier assez animé, et où le soir, dans cette même rue,avec les mêmes personnages secondaires, il rase les murs et essaie de la traverser le plus vite possible, de peur d’une mauvaise rencontre. J’ai aussi beaucoup aimé l’histoire où l’homme ne fait que regarder sa montre toute la soirée avec sa compagne, au restaurant, au spectacle… et la chute qui s’en suit lorsqu’il doit se lever le lendemain matin. La scène avec les odeurs de ville est aussi bien trouvée, l’auteur parvient presque à nous les fait sentir à travers son dessin, c’est impressionnant ! Bref, j’ai préféré ce second tome au premier, un peu trop décousu pour moi. On va poursuivre prochainement avec le troisième et dernier volume !

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Stemilou books (seulement sur la nouvelle « le building »), Blog Bd de Mediapart, Yozone, Carnets de sel

Consulter le site officiel de Will Eisner (en anglais)

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