Egaux sans ego

ÉGAUX SANS EGO, par un collectif d’auteur (Locus Solus / ÉPÉ), 2013, coll. Junior)

Recueil de cinq histoires portant sur l’égalité entre filles et garçons et la lutte contre les stéréotypes : l’image vestimentaire, le sport comme moyen de dépasser les stéréotypes de genre, la place, le rôle et les dérives des réseaux sociaux, l’orientation des filles et des garçons dans les filières scientifiques et techniques, les relations amoureuses. A chaque fois les récits ont été scénarisés sur la base de témoignages d’élèves et mettent en scène des adolescents lambda qui sont confrontés à des situations dérangeantes. Ainsi, une jeune fille subit des désagréments à cause de sa jupe, que certains estiment trop courte, trop provocatrice. Une autre est aveuglée par l’amour qu’elle porte à son compagnon, qui pourtant s’énerve et s’emporte contre elle fréquemment. Une autre est moquée à cause d’une photo dénudée qui circule sur les réseaux sociaux. Une classe discute des stages choisis et réagit lorsqu’une fille demande à effectuer le sien dans une entreprise de peinture en bâtiment, tandis qu’un garçon veut effectuer son stage dans une crèche… Enfin, un garçon et une fille avec le même prénom (Alix) tentent de montrer qu’ils ne sont pas forcément ce que les autres croient qu’ils sont…

Voici un album d’une maison d’édition finistérienne, en coédition avec une association qui a réalisé les scénarios (ÉPÉ : égalité par éducation). Il est clairement à destination des élèves, qui ne peuvent que se sentir concernés par au moins une des cinq histoires qu’il contient. A chaque fois il y a un court texte d’introduction par le dessinateur, qui permet de préciser le thème. Les dessins (d’Anne Rouvin, Gabrielle Piquet, Tatiana Domas, Laureline Mattiussi et Josselin Paris) sont à chaque fois très différents, parfois en noir et blanc, parfois en couleurs, quelquefois avec des décors, quelquefois sans. Ce qui est intéressant, c’est qu’on peut accrocher à un dessin, et ne pas aimer du tout le suivant. Mais on le sait à l’avance, c’est un peu le but du jeu avec ces albums collectifs… Les histoires sont assez courtes (une petite dizaine de pages pour chacune), et permettent d’aborder chaque sujet sans pour autant le creuser véritablement. Cet album pourrait être un point de départ d’un dialogue avec les élèves. Il est donc intéressant par sa thématique ; je ne sais pas si les élèves se dirigeront immédiatement vers lui lorsqu’ils le verront à la rentrée sur les présentoirs, mais cet album a au moins le mérite d’exister, et s’il permet de faire réfléchir en plus, c’est tant mieux !

Non mentionné sur l@BD, mais à partir de 13 ans selon Ricochet !

On en parle (trop peu) sur les blogs : Chroniques de l’imaginaire, Lirado,

Plus d’infos sur la construction de l’album dans la lettre d’octobre 2013 (en PDF) de la librairie Dialogues à Brest.

Quelques planches sur le site de Josselin Paris.

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