Airborne 44, tome 2 : Demain sera sans nous

AIRBORNE 44, tome 2 : DEMAIN SERA SANS NOUS, par Philippe Jarbinet (Casterman, 2009, coll. ligne d’horizon)

1944. Le mari de Gabrielle/Gabi, Egon, est de retour après avoir combattu dans l’armée allemande depuis 1940. Avec son ami Jakob (frère de Gabi), il a pris clandestinement bon nombre de clichés des exactions commises par les SS sur les populations civiles à l’est, en Ukraine et en Russie notamment. De retour près de chez lui, suite à la débâcle, il déserte et est poursuivi par les nazis pour ses nombreuses pellicules qu’il garde sur lui. Egon décrit tout ce qu’il a vu, et apprend la relation qui s’est nouée entre sa femme et Luther le soldat américain. Les allemands retrouvent le déserteur, et menacent par la même occasion la vie de Gabrielle, des GI et des deux enfants orphelins qui vivent dans la ferme avec Gabi. Pour les pellicules compromettantes, les soldats allemands sont prêts à tout…

Pas de regrets d’avoir continué cette série dont j’avais moyennement apprécié le premier tome ! Il y a plus d’action dans ce volume et moins de côté mélo (l’histoire d’amour entre Luther et Gabi). Bref, j’ai trouvé cet album plus réel que le premier. Il y a des moments où je me suis dit que ça ressemblait à certains films sur la 2nde guerre mondiale. Les scènes calmes succèdent aux scènes d’action, et au final, on lit cet album sans problème, malgré les différentes langues parlées par les personnages (rien n’est traduit, et en même temps, il vaut mieux ça que de tout traduire en français, car ça sonnerait moins réaliste, et ça n’aiderait pas à savoir qui est qui). Il y a un côté historique particulièrement intéressant avec les photos prises par un soldat allemand, qui veut dénoncer les massacres commis par ses supérieurs. C’est un aspect rarement évoqué, que je sache. C’est un peu la petite histoire dans la grande, et c’est ce qui fait qu’on s’attache aussi à lire cet album qui porte sur une période largement évoquée en BD. Pour finir, j’ai aussi beaucoup aimé l’épilogue, pet-être un peu simpliste, mais dont je ne pensais pas qu’il irait si loin dans le temps, mais finalement, c’est bien agréable de finir sur une telle touche. Le dessin est le même que pour le premier volume et sonne globalement juste. Les couleurs sont travaillées, avec une volonté du détail. Bref, je suis finalement agréablement surprise par ce diptyque, j’ai passé un bon moment de lecture.

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Le monde de Miss G., Passion bouquins

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