Purgatoire, livre 1

PURGATOIRE, livre 1, par Christophe Chabouté (Vents d’Ouest, 2003, coll. Equinoxe)

Un jeune homme vient d’hériter de la maison d’une vieille tante décédée. Il vient juste de lancer son entreprise en freelance. Pour lui tout va bien, il doit bosser dur pour mettre sur pied sa boîte, mais tout s’annonce pour le mieux. Il se rend chez son assureur pour assurer la maison dont il est devenu propriétaire. Mais sa première nuit sur les lieux va s’avérer être la dernière : la maison prend feu et il est sauvé in extremis par les pompiers. Tout est détruit, et il a tout perdu : un toit, mais aussi son travail. L’assureur ne veut rien savoir et fait traîner au possible la situation : il ne reloge pas son client, fait tarder l’expertise et finalement la jette au panier. Il va finir à la rue, interdit bancaire, sans rien à se mettre sur le dos, sans famille et sans amis proches…

Après avoir lu des albums récents de Chabouté, je me mets à lire sa production un peu plus ancienne. Je suis tombé sur le premier tome de cette trilogie un peu par hasard, et comme à chaque fois, c’est un bonheur de lire du Chabouté (je ne suis plus très objective, je crois !). Le sujet est pourtant loin d’être réjouissant : c’est la déchéance d’un homme lâché par son assureur (qui n’en porte que le titre). Le dessin est en couleurs cette fois, enfin des couleurs assez ternes : du marron, du beige, du noir, quelques pointes de rouge. Cela confère une ambiance différente à cette histoire, dont on ressort quelque peu sonné par la situation glauque et triste. On se dit une fois l’album terminé qu’on vit finalement dans un monde de pourris, où le profit est supérieur à tout, et où un homme seul peut être littéralement broyé par la machine administrative. La situation paraît vraiment énorme, mais en même temps, je pense qu’elle a pu exister, en France ou ailleurs… Comme quoi il suffit parfois de pas grand-chose pour que la vie connaisse des ratés… Même s’il s’agit là du premier tome (64 pages) d’une série de 3 albums, cette histoire pourrait se terminer avec la fin proposée par Chabouté. Bref, une lecture forte encore une fois, et un souvenir percutant !

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Le blog de Yv, Coeur de libraire, A propos de livres, Chroniques de l’invisible (ancien blog)

Les premières planches à lire sur Izneo.

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