La vie sans portable

LA VIE SANS PORTABLE, par Gép et Edith Chambon (Editions Mouck, 2011, coll. graines d’ados)

Sonia est accro à son téléphone portable. Elle en a un depuis que ses parents sont séparés. Elle ne peut pas vivre sans, c’est presque le prolongement de son bras. Elle fait beaucoup de choses autres que téléphoner avec : envoi de messages, prise de photos, écoute de musique… Alors lorsque la prof de français lui confisque son si précieux portable qu’elle utilisait en cours, Sonia voit sa vie s’arrêter : sans les numéros de ses amis, sans ses photos, comment va-t-elle pouvoir continuer à avoir une vie sociale, et surtout à communiquer avec Salomé, le garçon dont elle est amoureuse ? Sonia va redécouvrir la vie d’avant-portable, et combien la communication avec le monde qui l’entoure est essentielle…

La vie sans portable est album qui mêle des paragraphes avec des cases et des bulles… C’est un album hybride, mélange entre l’album de bande dessinée et le roman illustré. Le dessin est dans des tons très 70s je trouve (marron, jaune), avec une unique et répétitive touche rouge : le bonnet de Sonia, qui la fait ressembler à une coccinelle… Il y a parfois des découpages dans du papier style kraft, pour tracer les bâtiments. Le trait est agréable, les personnages faciles à reconnaître. Aisée à lire, l’histoire ne comporte que 40 pages. Au niveau du scénario, le ton est parfois un peu facile, il suffit d’un mot de la grand-mère pour que Sonia comprenne que sa vie ne se résume pas à son portable (comme si ça se passait comme ça dans la réalité !)… De plus, les moments de vie sans le portable sont finalement moins nombreux que ceux avec, cela colle à peine avec le titre du livre. L’héroïne essaie de récupérer son portable dans le bureau de la prof, puis demande à ses amis de lui prêter le leur, et finalement c’est sa grand-mère qui va lui faire comprendre qu’il n’y a pas toujours besoin de son portable et qu’on peut aussi prendre le temps d’écrire à ceux qu’on aime… La morale est sympa mais un peu trop simpliste tout de même.  En ce qui me concerne, je suis moyennement convaincue par cet album, car pas personnellement concernée (j’arrive à avoir du recul avec mon téléphone, il m’arrive régulièrement de l’oublier, ce qui énerve certains de mes proches parfois!), je pense que cela peut tout de même plaire aux élèves, car c’est un sujet qui les concerne (presque) tous, et cela sonne très réaliste tout de même ! A noter enfin un autre bémol : une belle faute d’orthographe pour commencer le récit… Mais nul doute que cet album plaira tout de même aux élèves !

A partir de 9 ans selon Ricochet.

On en parle sur les blogs : Délivrer des livres, Grignoteurs de livres jeunesse, Les lectures de Liyah, Enna lit

Quelques planches à voir sur le blog de la dessinatrice Edith Chambon.

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