Les gens honnêtes, première partie

LES GENS HONNÊTES, première partie, par Jean-Pierre Gibrat (scénario) et Christian Durieux (Dupuis, 2008, coll. Aire libre)

Philippe fête ce soir ses 53 ans en famille. Séparé, il a réussi à réunir ses enfants, sa mère et son ex-épouse. Mais ce qui s’annonçait comme une soirée agréable va tourner au cauchemar lorsque l’homme reçoit un coup de fil : il vient d’être licencié. Toute la famille va cacher l’annonce à la grand-mère qui place son fils Philippe sur un piédestal. C’est le début de la fin pour cet homme qui était bien inséré socialement. Il perd son logement de fonction, doit loger chez un ami, tombe dans l’alcool… Mais des bonheurs restent tout de même : Philippe compte profiter de son nouveau temps libre pour se mettre au vélo, et puis surtout il va devenir grand-père : sa fille attend un heureux événement…

Il s’agit là du premier volume d’un diptyque dont le scénario est signé Jean-Pierre Gibrat. Je n’ai pas ouvert le livre avant de l’emprunter, je n’avais pas fait attention que le dessin n’était pas celui que j’attendais. Après cette légère déception, je me suis attelée à la lecture, et j’ai au final passé un assez agréable moment, pas exceptionnel, mais pas inintéressant non plus. On a affaire à une chronique sociale moderne, sans prétention. Cet album aborde le thème de la misère sociale, de la solidarité familiale… Le héros Philippe met du temps à rebondir, il faut dire qu’il ne s’attendait pas du tout à ne plus avoir de travail. Ce changement de vie radical va lui faire prendre conscience des gens autour de lui, et finalement il va en tirer autre chose de bien plus riche… Une belle morale, peut-être un poil gentillette, pour un album assez simple, avec des dessins et des couleurs traditionnelles de chez Dupuis, du franco-belge classique mais efficace… Le scénario de Gibrat est original dans le sens où je m’attendais de sa part à quelque chose d’historique (comme dans Le sursis, Le vol du corbeau ou Mattéo), et au final il n’en est rien, l’histoire est tout à fait contemporaine, et on pourrait presque imaginer que « toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite »… Pour terminer, une critique sur le diptyque : l’album est de format classique (64 pages), je ne comprends donc pas spécialement le choix de ne pas publier ensemble les deux volumes, mais bon… Il me reste à chroniquer désormais le tome 2…

(Edit : un tome 3 est sorti hier ! Sacré hasard, ce n’était pas fait exprès !!)

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Doucettement, Hop BD, Lecturissime, Chroniques de l’imaginaire

Premières planches à voir sur Izneo.

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