Le jour où j’ai abandonné mes parents

LE JOUR OÙ J’AI ABANDONNÉ MES PARENTS, par Agnès de Lestrade (Rouergue, 2011, coll. Dacodac)

Karla-Madeleine est fille unique. Ses parents sont deux opposés : son père est un facteur communiste et sa mère une catholique fervente. Alors quand elle est née, ils n’étaient déjà pas d’accord sur son prénom, et ont tranché pour Karla en référence à Karl Marx et Madeleine pour Marie-Madeleine. Difficile de porter un tel héritage pour la jeune fille qui n’a pas d’autre famille à part ses parents. En effet, les deux familles diamétralement opposées ne supportent pas leur gendre ou leur bru et donc ne voient plus les parents de Karla-Madeleine. Un jour, Karla-Madeleine et ses parents sont forcés à partir en vacances suite à un dégât de plomberie. Son père, ardent défenseur du droit des ouvriers qui se refuse à vivre dans une logique capitaliste, est bien obligé d’accepter ces vacances forcées, et réserve donc un emplacement dans un camping. La famille achète une tente qui se déplie toute seule et les voilà partis. Au départ tout se passe bien, jusqu’à la soirée karaoké où toute la famille chante, jusqu’à ce que le père découvre dans le public sa sœur qu’il avait perdu de vue depuis de nombreuses années… Le père menace de remballer la tente, mais Karla-Madeleine décide de fuguer. Alors ses parents sont bien obligés de rester et de terminer leurs vacances au camping. Karla-Madeleine va alors apprendre quelle est l’origine du conflit familial, et découvrir qu’elle a une cousine dont elle ignorait jusque là l’existence… Elle va alors monter un plan : découvrir sa cousine au camping, en se présentant comme une vacancière normale…

Le jour où j’ai abandonné mes parents est un court roman intéressant sur les racines et la culture familiale, les non-dits et les couples issus de milieux différents. Il est plein d’humour, déjà avec les prénoms des personnages : Karla-Madeleine, la tante Pépita et la cousine Rosette et les surnoms que se donnent les parents : Titi et Minou. On sent que la jeune ado n’en peut plus de cette famille où on ne se parle plus à cause de divergences d’opinions, alors qu’elle ne voudrait que rencontrer sa tante et sa cousine et connaître enfin son grand-père. Et quand les circonstances lui permettent de rencontrer sa famille inconnue, elle n’hésite pas et échafaude un plan pour rencontrer sous une fausse identité sa famille. Au niveau du style d’écriture, il n’est pas particulièrement extraordinaire, mais assez simple sans être oralisé pour autant. Je n’ai pas trouvé de mot compliqué qui ne soit pas expliqué par la narratrice-héroïne, donc le langage ne posera normalement pas de souci aux jeunes lecteurs, qui j’espère, seront intrigués par ce titre à rallonge.. L’histoire est rythmée, sans temps mort. Pour moi, ce fut 60 pages qui ont été lues avec plaisir : l’histoire est simple mais aborde un thème sérieux, il y a de l’humour, mais je ne sais pas si les jeunes lecteurs comprendront toutes les allusions (par exemple qui est Karl Marx).

A partir de 9 ans selon Ricochet.

On en parle sur les blogs : Nota bene*Passage de livres, Ma malle aux livres, Les riches heures de Fantasia, Butiner de livres en livres

Interview de l’auteur réalisée en 2009 à lire sur Littexpress. Sa fiche à voir sur le site de la charte des auteurs de littérature jeunesse.

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