Tsunami

TSUNAMI, par Stéphane Piatzszek (scénario) et Jean-Denis Pendanx (dessin) (Futuropolis, 2013)

Romain a la vingtaine. Sa sœur Elsa a disparu peu après le tsunami qui a ravagé le sud-est de l’Asie en décembre 2004. Elle était médecin et s’était engagée volontairement pour aider les populations dévastées après la catastrophe. Romain n’a reçu des nouvelles de sa sœur que jusqu’en 2005, et après plus rien. Avec ses parents, il a vécu dans l’attente de revoir celle qui avait 16 ans de plus que lui. Son père est décédé en 2012, et comme sa mère vit de plus en plus mal de ne pas savoir ce qu’il est advenu de sa fille, il se décide à partir avec un sac à dos en Indonésie, à Banda Aceh, là où le tsunami a frappé au plus fort 9 ans plus tôt et où sa sœur avait agi après le passage de la vague. Au cours de son périple, il va rencontrer des personnes qui ont côtoyé sa sœur des années plus tôt, et en apprendre plus sur celle qu’il a au final peu connu…

Quel magnifique album, me suis-je dit une fois ce livre refermé ! Les dessins sont magnifiques, ce sont de véritables photographies dessinées de paysages lointains. L’Indonésie et ses nombreuses îles sont magnifiquement retracées à l’aquarelle par Jean-Denis Pendanx, et les flash-backs avec les scènes post tsunami sont impressionnants eux aussi de détails. Les couleurs de l’Indonésie de 2013 sont lumineuses, de véritables cartes postales qui incitent au voyage, surtout avec les grandes cases ou les planches entières. Le récit fait aussi la part belle à la recherche de Romain, qui rencontre de drôles de personnages au cours de son périple : un jeune garçon à la parole facile et prêt à tout pour de l’argent, une jeune femme papoue non dénuée de mauvaises intentions non plus mais à laquelle Romain va s’attacher, un ancien parisien tenant un restaurant sur une île isolée… Le jeune homme est un européen comme tout le monde, il ne cherche qu’à retrouver sa sœur, et ne connaît pas du tout le pays ni ses traditions. Je l’ai trouvé attachant et réaliste. Il ne part pas à l’aventure comme un fou, mais est plutôt raisonnable, motivé qu’il est pour retrouver sa sœur et ainsi aider sa mère, déprimée de ne pas savoir. On découvre l’histoire d’Elsa au fil de la lecture, tout en se doutant de la fin sans vraiment y croire. On retrace en même temps que Romain ses moments en 2004. Les passages fantastiques sur la fin passent bien, ils vont avec l’esprit et les croyances populaires de l’Indonésie. Cela rend la scène émouvante, et cela mêle l’histoire de Romain avec celle du tsunami de 2004. J’ai vraiment passé un agréable moment de lecture !

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Hop blog, Livresse des mots, Sin City, Samba BD, A chacun sa lettre, Le jardin de Natiora

Quelques planches à admirer sur le site de l’éditeur.

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