BD fait de société

A boire et à manger, tome 1

À BOIRE ET À MANGER, tome 1, par Guillaume Long (Gallimard, 2012)

Autobiographie culinaire d’un jeune homme passionné de découvertes gastronomiques en tout genre. Entre les grands classiques (crêpes, brocolis, apéritif…) et d’autres recettes plus originales (utilisant de l’ail des ours ou du radis noir), il retrace avec humour son parcours culinaire dans sa cuisine ou dans des restaurants en France ou à l’étranger. Il liste aussi en dessins des pense-bêtes intéressants : les ustensiles utiles en cuisine, les légumes de saison, les ingrédients de base à toujours avoir sous la main… Il nous propose également des recettes illustrées pas à pas, très instructives pour les néo-cuisiniers…

Voici un album qui m’attirait moyennement, la cuisine en BD n’étant pas mon fort. J’ai emprunté cet album parce que sa couverture très vive donnait tout de même envie, et puis je ne connaissais pas du tout l’auteur. En fait dans cet album de 144 pages, il n’y a pas une seule et même histoire, mais c’est un recueil de courtes histoires sur une ou plusieurs planches. En effet, il s’agit de la version imprimée du blog de l’auteur. C’est souvent drôle, bien trouvé, très réaliste : on se retrouve dans la plupart des histoires, et c’est en même temps très instructif. Ainsi, j’ai appris des petites astuces culinaires qui me serviront certainement. L’auteur utilise beaucoup l’auto-dérision, et j’ai beaucoup aimé le suivre dans ses tribulations culinaires, ses essais d’ingrédients. On sent bien qu’il a des ingrédients fétiches, parmi lesquels le radis noir et le brocolis (surnommé « brocolounge » pour faire plus « hype »). J’ai bien aimé aussi ses pages mémo, avec les ustensiles nécessaires pour la cuisine, ou les ingrédients à avoir obligatoirement dans sa cuisine… C’est très drôle, ça m’a rappelé mes premières années d’étudiante. Les comic strips avec les conseils de Pépé Roni, répartis tout au long de l’album, sont souvent marrants, grâce aux explications imagées sur le vocabulaire culinaire : « il ne faut pas confondre… avec … ». A propos du dessin, il est assez simple et expressif, on a parfois un carnet de voyage culinaire, avec des traits esquissés, peu précis mais toujours lisible. L’auteur alterne les histoires dans un gaufrier et parfois n’utilise aucun cadre, pour aérer le récit. Il faudrait presque noter tous les lieux mentionnés, comme un guide du routard illustré. Dommage que la dernière histoire se termine un peu brusquement, de façon abrupte, je ne pensais pas que c’était la fin de l’album. Mais mis à part cela, il y a une bonne surprise supplémentaire à la toute fin, avec une table des recettes, un index et une double page récapitulative des légumes par saison. L’album est à la fois drôle, instructif et très intéressant. Pas de regret donc de m’être laissée tenter par cet album, qui se prolonge avec un tome 2 à la couverture verte. Très agréable découverte !

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Lecture sans frontières, Lire par plaisir, Funambuline, Rose and cook, EmiBlog, La cuisinerie de Nini, A lire et à manger

Consulter le blog de l’auteur sur le site du journal Le Monde.

Quelques planches sur le site de l’éditeur.

1 réflexion au sujet de “A boire et à manger, tome 1”

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