S.

S., par Gipi (Vertige Graphic / Coconino Press, 2006, coll. Moby Duck)

Biographie partielle du père de l’auteur, nommé tout au long du récit S. pour Sergio. Gipi retrace quelques épisodes de la vie de l’homme en Italie : pendant la seconde guerre mondiale, mais aussi bien après, avec son fils et sa femme, ou encore à la fin de sa vie, alors que sa santé est défaillante… Pour ces souvenirs, il se sert de ce que son père lui a raconté, de ses propres souvenirs avec son cousin et son oncle, mais aussi des récits d’autres membres de sa famille…

Cela doit être la BD avec le titre le plus court sur tout ce blog ! Non plus sérieusement, j’ai choisi ce titre en bibliothèque car c’était le seul de cet auteur italien qui a dernièrement sorti « Vois comme ton ombre s’allonge » qui a pas mal circulé sur les blogs que je visite. Je dois dire que j’ai eu du mal avec S., un album que j’ai dû reprendre plusieurs fois. Je n’ai pas spécialement accroché, l’histoire traîne en longueur et n’est pas bien intéressante. De plus les phrases sont longues et répétitives, j’ai trouvé ça vraiment pénible. Des textes sont parfois inutiles (surtout les expressions à rallonge donnant les filiations, comme par exemple « le père de la fiancée de S. », qui est en réalité le grand-père maternel de l’auteur). De même, le récit est décousu, on passe d’un épisode à l’autre sans transition, l’auteur utilisant de nombreux flash-back. Certains passages sont redondants, l’auteur les relate une nouvelle fois car au final ses souvenirs sont différents de ce qui lui a été raconté par des membres de sa famille et chacun a sa version… Malgré tout, on sent l’amour qu’il porte à son père, qu’il considère parfois comme un héros, mais au final le manque de fil conducteur m’a fait décrocher et je ne me suis pas sentie impliquée dans l’histoire. Le dessin par contre n’est pas désagréable, le trait est fluide, les portraits jolis. L’auteur utilise la technique de l’aquarelle, mais on sent aussi que son crayon est un peu nerveux sans pour autant que ce soit désagréable. C’est un trait que j’aimerai revoir dans d’autres livres, mais avec un scénario plus construit. Je n’ai pas savouré cette lecture, peut-être me manquait-il des clés pour la comprendre… C’est un flop pour moi, dommage…

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Reading in the rain, Sin city, Tu l’as lu (stucru) ?

Voir le blog (en français) de Gipi (plus mis à jour depuis plusieurs années).

Cet album est ressorti chez Futuropolis cette année, avec une nouvelle couverture. Les premières planches de cette édition sont à voir sur Digibidi.

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