Dora

DORA, par Ignacio Rodriguez Minaverry (L’agrume, 2012)

Dora est une jeune fille qui vit à Berlin au début des années 1960. Sa mère est à Paris et son père est mort dans le camp de concentration de Dora-Mittelbau en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale, ce qui lui donné son prénom. Elle habite avec une amie, Lotte, et travaille au Berlin Document Center, un centre d’archives qui regroupe les documents transférés par les Etats-Unis à l’Allemagne, près de 15 ans après la guerre. Elle est chargée de classer et d’archiver tous ces papiers, parmi lesquels se trouvent aussi des archives juives. Là, elle tombe sur de nombreuses informations intéressantes, dont certaines sur son père et le camp où il est mort son père. Elle doit aussi microfilmer de nombreuses fiches de membres du NSDAP (le parti nazi), des SS et des SA… La jeune fille se retrouve confrontée à l’horreur, mais n’oubliant pas ses origines, décide de prendre en photo discrètement les informations les plus intéressantes… C’est le début d’une aventure qui va l’entraîner en France puis en Argentine, à la poursuite du médecin du camp d’Auschwitz qui aurait trouvé refuge là-bas après la guerre…

Encore une fois une nouvelle lecture au hasard, avec cet album pioché dans les bacs de la bibliothèque. Tout m’était inconnu : l’auteur (un argentin né en 1978 à Buenos Aires) et l’éditeur (« une maison d’édition dédiée à l’illustration contemporaine » éditant « les œuvres d’auteurs passionnés, à l’esprit aventurier » d’après leur site internet). Bon autant le dire tout de suite, je crois être passée totalement au travers de cet album. Je n’ai pas accroché au dessin, que j’ai trouvé plat et manquant de vie. Peut-être est-ce lié à l’absence de couleurs et aux aplats uniquement noirs et blancs, je ne saurais dire précisément. J’ai trouvé aussi que l’histoire mettait du temps à démarrer : la chasse aux nazis intervient véritablement dans la dernière partie de l’album, avant il n’est question que de la vie de Dora, avec entre autres son travail aux archives (et ses photos illégales). J’ai également été dérangée par les textes non traduits dans les dessins (et non pas dans les bulles), alors que l’héroïne voyage dans différents pays et que les textes dans les dessins peuvent aider à comprendre l’histoire. J’ai eu du mal à suivre l’histoire et ses nombreux lieux, depuis Dora qui vit à Berlin puis à Paris, et enfin se rend en Argentine pour voir une amie. Cela m’a paru bien irréaliste, tous ces voyages pour une jeune fille d’une vingtaine d’années : en tout cas, ce n’est pas son travail d’archiviste qui lui permet de pouvoir voyager d’une telle façon et elle n’a pas l’air issue d’un milieu aisé. De plus, je n’ai pas trouvé Dora bien sympathique : elle ne m’était pas antipathique non plus, mais je n’ai pas réussi à me sentir proche d’elle et je ne me suis pas sentie concernée par son histoire. Bref, cet essai à l’aveugle n’est pas un succès pour moi, je dois même ajouter que j’avais emprunté le tome 2, mais que je l’ai rendu à la bibliothèque sans l’avoir essayé, tellement je n’ai pas été passionnée par ce premier volume…

Non mentionné sur l@BD, mais je dirais à partir de 15 ans.

On en parle sur les blogs : Littexpress, Vu des yeux d’OliBD, Une autre histoire, Sin City

Quelques planches sur le site de l’éditeur.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s