Giacomo Foscari, tome 1 : Mercure

GIACOMO FOSCARI, tome 1 : MERCURE, par Mari Yamazaki (Rue de Sèvres, 2013)

Giacomo Foscari est un adolescent qui est né à Venise dans une famille aisée. Le fascisme commence à prendre de l’ampleur, son oncle s’est engagé dans ce parti mais ses parents réprouvent ce nouveau pouvoir montant. Giacomo apprend que la statue de Mercure qui est dans sa famille depuis des générations lui reviendra un jour. Passionné d’Antiquité, il admire pourtant un autre garçon de son âge, Andrea, issu d’un milieu populaire, et essaie de partager avec lui son amour de l’histoire antique. D’ailleurs, Giacomo a poursuivi dans cette voie, puisqu’en 1966, il est devenu professeur d’histoire occidentale dans une université de Tokyo. Sa vie s’écoule paisiblement dans les milieux intellectuels de la ville, mais il découvre aussi les premières émancipations de la jeunesse japonaise. En 1993, retraité, il revient une nouvelle fois au pays du soleil levant…

Voici un des premiers albums édités chez Rue de Sèvres en septembre 2013. L’objet en lui-même est déjà joli : format d’un roman, belle couleur de la couverture et papier de qualité. Je me suis lancée sans a-priori dans cette lecture, et j’ai découvert un personnage principal assez peu bavard, qui ne dévoile son passé en voix off par bribes plus ou moins développées. Le récit s’écoule lentement, en faisant des allers et retours dans le temps, l’histoire prend le temps de s’installer car il ne s’agit là que d’un tome 1. D’ailleurs, de nombreuses thématiques sont abordées sans pour autant être développées et on ne comprend pas forcément ce que ça vient faire dans le récit, surtout vers la fin où on perd de vue le personnage qui donne son nom à cette série. Par contre, Mari Yamazaki nous fait découvrir par touches des éléments culturels italiens et japonais, ce qui n’est pas inintéressant. Le dessin est japonais dans le sens où il est épuré, avec peu de décors.Ce qui est vraiment étrange dans le trait, c’est l’absence parfois du nez au milieu de la figure des personnages lorsqu’ils sont de face (et soudain de profil, le nez revient !). Pas de couleurs, mais une utilisation des gris pour réveiller un peu les dessins. Autant dire que je ne suis pas spécialement enthousiasmée par le dessin, même si je reconnais qu’il est joli et travaillé, un peu comme Taniguchi le fait. C’est vraiment au niveau du scénario que je n’accroche pas, c’est trop lent pour moi et puis ça part un peu dans tous les sens, dans le sens où de nombreuses pistes sont lancées sans forcément expliquer, et cela est typiquement le genre d’histoire qui me déplaît. Par exemple, on ne sait pas trop ce que revient chercher Giacomo au Japon en 1993, en tout cas ce n’est pas clairement dit. Mon avis est donc grandement mitigé sur cette série dont on attend toujours la sortie du tome 2 qui était au départ annoncée pour 2014…

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle (beaucoup) sur les blogs : La bibliothèque de Noukette, Mille et une frasques, Délivrer des livresHistoire de lectures, Des mots et des notes, Un amour de BD, Les mots de la fin

Premières planches sur Izneo.

Article sur le blog de l’Ecole des Lettres avec des pistes pédagogiques possibles, et une présentation historique des mangas.

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