Les poilus d’Alaska, tome 1 : Moufflot, hiver 1914

LES POILUS D’ALASKA, tome 1 : MOUFFLOT, HIVER 1914, par Michael Delbosco et Daniel Duhand (scénario) et Félix Brune (dessin) (Casterman, 2014)

1914. Alors que la guerre commence en Europe, des hommes qui vivaient en Alaska, dans le village perdu de Nome, rentrent sur le vieux continent avant même d’avoir reçu leur ordre de mobilisation. Ils quittent l’Amérique en laissant sur place leurs chiens de traîneau, dans cette ville née lors de la ruée de l’or. Ils confient les animaux à Scotty Allan, un drôle d’individu. Louis Moufflot et René Haas rentrent en France et sont intégrés dans l’infanterie. L’hiver est plus que rigoureux et devenu capitaine, Moufflot est blessé au combat . Laissé pour mort avant d’être sauvé par l’ennemi, il parvient à s’enfuir de l’hôpital en prenant en otage la femme médecin qui le soignait. Ecarté de l’armée suite à ses blessures, Moufflot ronge son frein, quand lui vient une idée lorsqu’il retrouve son compagnon d’Alaska Haas : faire venir plusieurs centaines e chiens de traîneau d’outre-Atlantique, pour aider au transport de matériel et aux communications sur le front des Vosges. Il lui reste à convaincre les autorités militaires et le ministère de l’intérêt d’une telle entreprise…

Encore un album sur la première guerre mondiale, une nouvelle fois sous un angle différent et méconnu. Basée sur une histoire vraie, cette histoire est réellement originale, mais le résumé qu’en fait l’éditeur en 4ème de couverture ne correspond pas tout à fait au récit dans cet album, car au final le transport de chiens d’Alaska n’a pas lieu dans cet album, on a juste les chiens au départ avant la guerre. Il s’agit donc là plus d’un tome introductif qui pose les bases et les protagonistes du récit, et une fois la lecture terminée, je me suis dit que j’aurais dû attendre que le tome 2 sorte pour au moins ne pas être frustrée de cette lecture incomplète. J’ai été moyennement séduite par le dessin, un peu étrange pour moi : je n’aime pas spécialement ce genre de trait, pas forcément très abouti. Il n’est pas désagréable, mais c’est juste une question de goûts personnels. Autre bémol : les changements de lieu ne sont pas forcément indiqués par exemple avec une nouvelle langue, comme lorsque le capitaine Moufflot atterrit dans un hôpital allemand où il est soigné et dont il parvient par la suite à s’échapper. Des ellipses un peu trop longues m’ont fait perdre le fil de cet album, et ne m’ont pas impliqué dans l’histoire. De plus, je n’ai pas spécialement été touchée par les personnages, pour lesquels je n’ai pas éprouvé d’empathie particulière. Il y a bien des liens entre eux, on se doute de quelque chose avec les allusions qui sont faites, mais on n’en sait pas beaucoup plus… Moyennement convaincue par cet album, je pense quand même lire le deuxième tome quand il sera sorti, pour mieux me faire une opinion sur cette série. A noter enfin l’intéressant dossier, avec pas mal de texte parfois un peu romancé, sur l’histoire vraie du capitaine Moufflot, avec des documents d’époque, qui permet de compléter le récit dessiné.

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Chroniques d’Asteline, Une autre histoire, Le blog de Bulles de Mantes, Bulles picardes, bobd

Quelques planches sur le site de l’éditeur.

Site dédié à cette histoire vraie, dans lequel on apprend qu’un documentaire sur le sujet a été diffusé récemment sur Arte (rediffusion le 8 décembre) et que des livres documentaires existent également.

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