Ennemis de sang, tome 1 : Les moissons funestes

ENNEMIS DE SANG, tome 1 : LES MOISSONS FUNESTES, par Francis Carin (scénario) et David Caryn (dessin) (Glénat, 2014)

1914, Omer est un jeune homme qui arrive à la gare d’Anvers. Ne connaissant personne dans cette ville belge, il suit d’abord une jeune femme qui tente de l’escroquer, puis est recueilli par un jeune homme docker qui l’accueille dans son appartement atelier d’artiste. Omer lui raconte son histoire : né avec son jumeau en 1896 dans une famille bourgeoise, les Van Tongen, lui seul a été kidnappé à l’âge de six mois par un couple de paysans, les Desmet, qui avaient perdu leur bébé peu de temps auparavant. Fuyant la région, les Desmet quittent la Flandre occidentale pour se rendre en Wallonie. Le père y trouve du travail à la mine, et Omer grandit sans se douter de son histoire. Mais c’est à l’âge de 11 ans, lorsqu’il va travailler lui aussi à la mine, qu’il va retrouver par hasard son père qui a pris la direction de l’entreprise. Ses parents adoptifs jugés puis condamnés, Omer retourne dans sa famille biologique, mais son frère jumeau Oscar supporte mal Omer à qui tout réussit. Il va lui faire vivre un enfer, et Omer après avoir enduré de multiples souffrances, choisit de quitter les Van Tongen…

Voici un album sorti en février dernier, dont je n’aurais jamais entendu parler s’il n’avait fait partie des nouveautés à la bibliothèque. Il s’agit là encore d’un tome 1, mais qui peut bien se lire seul sans trop de difficultés. L’histoire est intéressante et originale, la fin est ouverte vers un autre tome qui devrait parler d’un autre continent, mais la conclusion passe tout de même très bien si on ne lit que cet album-là. Le scénario est parfois un peu rapide et un peu facile (les retrouvailles avec sa famille biologique, la médaille avec son prénom qu’il a toujours conservé sur lui alors que sa mère adoptive ne lui avait jamais raconté son histoire…). De plus, certains moments sont racontés brièvement, mais on suit l’histoire avec plaisir, avec en plus des informations dispersées ça et là sur la Belgique, par exemple les inimitiés entre Wallons et Flamands et la considération envers leurs voisins hollandais. La relation entre Omer et Oscar est racontée très brièvement, un peu trop à mon goût, car on n’a l’impression qu’ils ne se sont jamais vraiment parlé. Il y a quelques incohérences de temps, mais sinon le reste est bien raconté, même si le hasard fait un peu trop bien les choses parfois. Le dessin de David Caryn est agréable et réaliste, sauf pour les portraits des bébés, qui ont plus des visages d’adultes. J’ai passé un agréable moment de lecture malgré les quelques défauts relevés, et j’espère vraiment lire le tome 2 lorsqu’il sortira.

Non mentionné sur l@BD, mais peut-être à partir de 13 ans.

On en parle sur les blogs : SambaBD, Les chroniques de Madoka, Ligne claire

Premières planches sur le site de l’éditeur.

Interview des auteurs à lire sur ActuaBD, où j’ai appris que le scénariste est le père du dessinateur !

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