Le jardin de minuit

LE JARDIN DE MINUIT, librement adapté du roman de Philippa Pearce, par Edith (Soleil, 2015, coll. Noctambule)

Dans les années 1950, au début des grandes vacances, Tom est un petit garçon qui est envoyé chez sa tante Gwen et son oncle Allan pendant quelques temps, car son frère a la rougeole. Là-bas, il s’ennuie, étant mis en quarantaine. Il n’a que trois occupations : manger, s’ennuyer et dormir. Il passe alors ses journées à écrire à son petit frère Peter. Une chose l’intrigue dans la maison de son oncle : l’horloge qui se trouve sur le palier appartiendrait à une vieille dame qui habite l’appartement au-dessus. En pleine nuit, alors que son oncle lui a interdit de se lever, Tom l’entend sonner, et compte treize coups… Intrigué, il outrepasse les ordres et descend au rez-de-chaussée, ouvre la porte et atterrit dans un jardin alors qu’en plein jour, habituellement il n’y a rien d’autre là qu’une minuscule cour où sont entreposées les poubelles… Dans le jardin chatoyant, il croise trois garçons et une jeune fille, Hatty, qu’il observe patiemment pendant plusieurs nuits, avant de se lier d’amitié avec elle… Mais qui est-elle véritablement ? Un fantôme ? Tom va tenter de résoudre cette énigme avant de rentrer chez ses parents, mais ne manque pas d’informer son frère de ses découvertes…

Cet album est une adaptation d’un roman de 1958, vraisemblablement un classique en Grande-Bretagne. Je suis un peu déçue par cette lecture, car j’ai trouvé l’histoire particulièrement longue et bavarde, avec beaucoup de bulles dont on pourrait se passer, mais il faudrait voir s’il y a aussi beaucoup de dialogues dans le roman original. Les passages où le jeune garçon pose des questions à son oncle sont particulièrement lents, ce ne sont vraiment pas des passages qui m’ont plu. Le fil conducteur de l’histoire est assuré par les courriers que Tom envoie à Peter. La  relation au temps dans le jardin est très particulière dans cette histoire fantastique où le rêve se mêle à la réalité, au point que la lectrice que je suis a été perdue à certains moments. Quant au dessin, il  est agréable mais sans plus : les traits des personnages sont assez simples, enfantins, pas très détaillés, au moins les personnages sont-ils facilement distinguables. Les couleurs sont assez ternes, mais j’ai bien aimé les teintes de jaune. Le côté suranné est très présent dans le jardin, même si on ne sait pas bien à quelle époque se déroule le récit. Les hypothèses de Tom paraissent plausibles, mais on ne sait pas trop bien ce qu’il en est et on est un peu perdus. Les fils de l’histoire se démêlent sur la fin, mais je ne suis pas spécialement convaincue par le côté fantastique et surtout les explications, là encore trop bavardes à mon goût… Bref, je l’ai lu parce qu’il faisait partie d’un prix littéraire pour des lycéens, mais ce n’est surtout pas cet album-là que je mettrais vainqueur…

A partir de 10 ans selon l@BD.

On en parle (beaucoup) sur les blogs : Un amour de BD, La bibliothèque de Noukette, Petites madeleines, Littéraventures, Le bateau livre, Blog brother, Un petit bout de bib, Chroniques de l’invisible

Premières planches à voir sur Digibidi.

2 réflexions sur “Le jardin de minuit

  1. Jerome 15 février 2016 / 13:10

    Trop bavard et assez soporifique, on est d’accord 😉

    J'aime

    • caro 16 février 2016 / 18:50

      Soporifique à certains moments, c’est bien ça… !

      J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s