Baby’s in black

BABY’S IN BLACK, l’histoire vraie d’Astrid Kirchherr et Stuart Sutcliffe, par Arne Bellstorf (Sarbacane, 2011)

baby's in blakc

Au tout début des années 1960, Astrid est une jeune photographe, assistante d’un photographe renommé. Elle vit à Hambourg avec Klaus son petit ami, mais sent bien que leur relation tend à sa fin. Un soir après une dispute, ce dernier se rend à St Pauli, quartier malfamé de la ville, et entend une musique particulière sortir d’une cave : un groupe inconnu de Liverpool s’y produit. Klaus retourne raconter à Astrid ce qu’il a entendu, et les deux y retournent le soir suivant. Ils viennent de rencontrer les Beatles, alors à 5. Astrid tombe sous le charme d’un bassiste aux lunettes noires, Stuart, un artiste qui a suivi John sans trop savoir jouer. Les deux jeunes gens tombent follement amoureux, mais alors que la notoriété du groupe commence à grandir, on découvre que la présence des Anglais n’est pas légale… Stuart va alors être amené à choisir entre sa carrière musicale en Angleterre, sa passion pour la peinture et sa vie sentimentale à Hambourg…

Baby’s in black est un album que j’ai réservé complètement au hasard à la bibliothèque. Les deux personnages mentionnés dans le sous-titre ne me disaient rien du tout, mais ma curiosité a été attisée quand j’ai lu dans le résumé qu’il s’agissait des Beatles. En effet, ici, on est dans un récit biographique sur un musicien qui n’a pas connu la célébrité des Beatles puisqu’il est décédé en avril 1962, à l’âge de 21 ans… Hasard complet, cela fait 55 ans ce mois-ci qu’il a disparu, alors qu’il commençait à se faire connaître en tant que peintre. Le récit alterne les passages sur les Beatles et d’autres sur le jeune couple et le début de reconnaissance de Stuart en tant que peintre. Le récit est assez facile à suivre, mais je crois que si on ne connaît pas du tout les personnages, ni les débuts des Beatles, ce n’est pas simple de poursuivre sa lecture. En effet, les personnages ne sont pas spécialement ressemblants au premier coup d’oeil. Il y a juste un petit air pour Paul McCartney et John Lennon, mais le dessinateur n’a pas pu ou voulu faire des copies dessinées. Personnellement, cela me convient bien, car cela ne met pas en avant les stars des Beatles (ce n’est pas l’objectif principal de l’album) et notre œil de lecteur est alors plus concentré sur Astrid et Stuart, ainsi que la culture underground allemande des années 60. Il faut savoir que ce roman graphique est basé sur les entretiens de l’auteur avec Astrid Kirchherr, donc on a sa version des faits.

Le dessin d’Arne Bellstorf est particulier, très fluide, pas hyper-dynamique mais bien agréable à suivre. Mention spéciale pour les portraits et les coupes de cheveux que j’ai trouvés très jolis. Les nuances de couleurs sont assez peu développées, dans des tons de noir, blanc et gris, pour donner une jolie ambiance à ce récit sentimentalo-historico-musical. Un album original à essayer, et pas que chez les fans de musique.

Non mentionné sur l@BD, je dirais à partir de 15 ans.

Quelques planches à voir sur le site de l’éditeur, ici et , mais aussi sur le site de l’éditeur américain.

On en parle sur les blogs : ActuaBD, Bar à BD, Et hop dans mon sac, GuysLitWire (en anglais)

Consulter le site de l’auteur (en anglais)

Cet album participe à la-bd-de-la-semaine-150x150, cette semaine chez Stephie.

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14 réflexions sur “Baby’s in black

  1. Mo' 19 avril 2017 / 07:30

    Je ne suis pas allée relire mon article, je ne sais plus quelle impression cet album m’avait fait en le refermant. Les caprices de la mémoire font qu’aujourd’hui j’associe cette lecture à une déception. Souvenirs évasifs d’une fille confuse, entière et… un peu agaçante.

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    • caro 20 avril 2017 / 14:44

      Effectivement, cela fait quelques années que tu l’as lu ! Astrid ne m’a pas agacée, mais ce qui m’a gêné, c’est de ne pas avoir de biographie ou d’éléments complémentaires en fin d’album.

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  2. Natiora 19 avril 2017 / 08:54

    Je ne te sens pas très emballée au final, et du coup moi non plus. Je passe mon tour.

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    • caro 20 avril 2017 / 14:46

      C’est pas mal du tout comme album pourtant. Pas un magistral coup de cœur, mais l’ambiance est bonne, et puis ce sont quand même les Beatles ! 😉

      Aimé par 1 personne

    • caro 20 avril 2017 / 14:47

      Le dessin ? Le scénario ? C’est pourtant un bon moment de lecture…

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  3. Karine 19 avril 2017 / 23:14

    Le thème m’aurait tentée au départ (j’aime découvrir des célèbres inconnus) mais je ne te sens pas complètement convaincue. Si je tombe dessus… je verrai!

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    • caro 20 avril 2017 / 14:48

      Pas complètement convaincue, certes, mais c’est quand même pas mal… Si tu le trouves oui, c’est une bonne idée d’essayer en effet !

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    • caro 20 avril 2017 / 14:51

      Ce ne sera qu’en bibliothèque désormais, car il est noté « indisponible » sur les sites de librairie…

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  4. Blandine 22 avril 2017 / 11:13

    Pourquoi pas car j’aime les récits de vie!
    Dommage qu’il n’y ait pas cette partie documentaire. C’est un manque notable

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    • caro 24 avril 2017 / 22:07

      C’est clair que ça m’a manqué ! Je suis allée voir sur Internet pendant et après ma lecture, mais ce n’est pas pareil !

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