Le teckel

LE TECKEL, par Hervé Bourhis (Arte / Casterman, 2014, coll. Professeur cyclope).

teckelDans le monde des visiteurs médicaux, la concurrence est rude. Au laboratoire Duprat, le scandale d’un médicament anti-douleur qui a fait plusieurs centaines de morts a mis à mal la réputation du laboratoire et la presse s’en est emparée. Un nouvel anti-douleur est lancé sur le marché, et il faut tout reconstruire et le vendre auprès des professionnels de santé. C’est de cette mission que sont investis Guy Farkas (un homme en fin de carrière, fan de Rimbaud et surnommé Le teckel dans le milieu des visiteurs), affublé d’un jeune débutant Jérémy qui est en réalité chargé de surveiller le pire commercial de l’entreprise… En effet, les rapports de Guy avec les clients ne sont vraiment pas bons, sa réputation colérique le précédant. Voici alors nos deux collègues partis en vieille CX break dans le secteur de Guy pour vendre les produits maison. 24 heures sur 24 avec un vieux bougon, ce n’est pas facile pour Jérémy, mais chacun va se découvrir… et quand on rencontre les concurrents d’un autre laboratoire avec lesquels on a aussi des connaissances en commun, l’ambiance est plus que tendue… Pour autant, chacun a des pièces d’un puzzle plus compliqué qu’il n’y paraît…

J’avais déjà lu cet album il y a quelques temps, sans le chroniquer. Là, à la bibliothèque, j’ai emprunté les trois tomes, et donc relu ce premier volume. Je ne me rappelais pas du tout de l’histoire. Le scénario est assez simple, même si tout n’est pas révélé, et les deux héros ont des points de vue et des comportements bien opposés. Ces deux personnalités bien éloignées se complètent finalement bien, capables de sauver l’une ou l’autre des situations dans lesquelles ils peuvent se mettre. On peut voir en parallèle de cette histoire des points communs avec l’affaire du Mediator, mais je dois dire que je ne connais pas bien cette affaire pour pousser plus loin la comparaison. Sinon, rien d’innovant dans le scénario, mais ce n’est pas désagréable non plus, la tension montant au fil de la lecture. Les révélations se font au fur et à mesure, et une fois l’album terminé, on en garde une bonne impression.

Le dessin d’Hervé Bourhis est assez en longueur, assez vintage, correspondant au personnage de Guy, qui est resté dans les années 1970. Cela est accentué avec les couleurs dans les tons bleu et beige, qui pourraient elles aussi situer cette histoire quelques dizaines d’années en arrière. J’ai eu un peu de mal avec le dessin au départ, car il ne m’attirait pas, mais au final, il n’est pas si mal que ça.

Cela donne un album agréable, mais pas forcément inoubliable. Je vais tenter les tomes suivants, on verra bien…

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Hop blog, Les curiosités de Didi, Les cibles d’une lectrice à visée, Le monde de Miss G, Coquelicots coquillages et belles pages

Premières planches à voir sur le site de l’éditeur.

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3 réflexions sur “Le teckel

    • caro 12 juillet 2017 / 14:14

      C’est assez particulier et original, je peux comprendre qu’on n’accroche pas…

      J'aime

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