Romans jeunesse

Sur la route d’Indianapolis [roman]

SUR LA ROUTE D’INDIANAPOLIS, par Stéphane Gendron (Magnard jeunesse, 2016, coll. Romans perles)

indianapolisLilian est orphelin de mère et vit son adolescence dans les années 1970. Au collège, il n’a pas beaucoup d’amis et invente parfois de gros mensonges pour ne pas se décrédibiliser aux yeux de ses camarades. Quand son père lui propose de partir une semaine aux Etats-Unis, à Chicago, chez sa tante Isabelle, il n’en croit pas ses oreilles. Cela changera des vacances habituelles à raconter aux copains à la rentrée ! Outre-Atlantique, tout se passe pour le mieux, Lilian doit retrouver son père à Indianapolis grâce à un car qui fait la liaison entre Chicago et Indianapolis. Le chemin lui est expliqué avant, il ne doit absolument pas descendre du bus. Une fois installé, Lilian fait la connaissance d’un drôle de bonhomme, M. Kaplan. A un arrêt perdu en pleine campagne, Lilian descend le temps de satisfaire un besoin pressant. Mais le chauffeur, mal-luné, repart sans attendre le jeune garçon. M. Kaplan est descendu au même arrêt que lui, Lilian espère donc pouvoir arriver avant le bus dans la ville où son père l’attend. Mais c’est alors que le voyage dérape : un avion se met à leur tirer dessus… C’est le début d’un road movie en voiture, en moto, en hélicoptère… entrecoupé de rencontres avec des policiers, des cambrioleurs, des bikers…

Etrangement cet été, je suis parvenue à lire pas mal de romans (enfin pour moi c’était beaucoup !). J’en ai dévoré certains, et celui-là en faisait partie. Alors oui, il est court (125 pages), mais il se lit très vite tellement l’histoire est entraînante. Complètement folle, elle est pleine de rebondissements, et les détails nous plongent dans les années 1970. J’ai apprécié que certains soient expliqués (les bus Greyhound, l’état de l’Illinois, Captain America), car cela permet de comprendre l’histoire, même si on n’a pas cette culture américaine (et je ne suis pas sûre que les élèves qui liront cette histoire l’ont). Pour autant, cela ne fait pas livre documentaire : cet aspect explicatif passe très bien dans l’histoire. Personnellement, j’ai trouvé que c’était une bonne amorce pour les vacances (je l’ai lu en juillet et ai rédigé ce billet dans la foulée). J’ai aimé suivre le pauvre Lilian dépassé par les événements qui s’enchaînent sur une seule et même journée. Seul côté un peu improbable : il a l’air parfaitement bilingue ou presque, alors que l’anglais n’est pas sa langue maternelle, et qu’il est encore au collège (donc pas un niveau d’anglais de fou non plus…). Sur la route d’Indianapolis est tout de même un bon roman, au dénouement un peu fou, mais vraiment très bien écrit, avec plein d’éléments de culture générale. Je trouve aussi la couverture très jolie, assez vintage. Et même si l’époque de l’histoire est révolue, cela donne envie d’aller aux Etats-Unis !

A partir de 11 ans selon Ricochet, 10 ans selon l’éditeur.

On en parle sur les blogs : Entre les pages, Livre libre, Onirik

Extrait à lire sur le site de l’éditeur.

Questionnaire proposé par le CRDP du Limousin dans le cadre du prix Passerelles 2016-2017 (CM2-6e)

1 réflexion au sujet de “Sur la route d’Indianapolis [roman]”

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