Robin des graffs [roman]

ROBIN DES GRAFFS, par Muriel Zürcher (Thierry Magnier, 2016, coll. grands romans)

robin des graffsSam est un jeune adulte qui vit grâce à des bons plans : le jour, il chante dans une chorale lors des enterrements des SDF et joue aux échecs chez une vieille dame qui l’héberge contre ce service, la nuit, il orne la ville de Paris de ses graffs d’animaux. D’ailleurs, pour cette raison, il est recherché par la police, le capitaine Nora Laval en tête. Un jour, alors qu’il se rend au commissariat pour savoir si des sans-domiciles sont inhumés dans la journée, il rencontre « Bonny », une petite fille à la répartie hors du commun, légèrement affabulatrice et très fugueuse. Pendant qu’elle le sort d’un mauvais pas, elle en profite d’ailleurs pour partir avec lui, alors que Sam ne souhaite pas le moins du monde s’encombrer d’une petite fille. C’est le début des ennuis pour lui, car il lui reste peu de graffs à faire pour terminer sa « mission »…

Encore une lecture de cet été, dans le cadre d’un prix littéraire. J’étais moyennement tentée par cette lecture, mais au final, j’ai adoré ce roman de 280 pages mêlant art de rue, enfances cabossées et rencontres improbables. Le héros est attachant, solitaire au parcours de vie chaotique vivant en marge de la société avec ses amis SDF. On sent dès le début qu’il a vécu des événements douloureux dans sa vie, et que la petite fille les lui rappelle. Cette amitié est atypique, mais paraît tout de même réaliste. Les dialogues sont parfois drôles, cocasses même lorsque la fillette invente son vocabulaire en déformant des mots existants (j’ai eu l’impression d’entendre ma fille parfois !). J’ai aussi aimé les personnages secondaires, même s’ils se croisent un peu trop à mon goût (on a l’impression de se trouver dans une petite commune où tout le monde se connaît, et non pas à Paris, ville beaucoup plus anonyme). Art et aventure se mêlent bien dans cette histoire très bien écrite, aux chapitres courts, et au rythme bien mené, ni trop rapide, ni trop lent. Ce texte met de bonne humeur et contient une bonne dose d’espoir et d’optimisme. En outre, il donne envie de faire un peu plus attention aux graffs disséminés un peu partout en ville. En tout cas, c’est un roman que j’ai dévoré !

A partir de 13 ans selon Ricochet.

On en parle sur les blogs : Capocapesdoc, Les lectures d’Elo-Win, A lire au pays des merveilles, Carnet de bord littéraire, Entre les pages,  La littérature jeunesse de Judith et Sophie

Extrait à lire sur le site de l’éditeur.

 

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