BD historique, BD humour

Les poilus frisent le burn-out

LES POILUS FRISENT LE BURN-OUT, par Guillaume Bouzard (Fluide Glacial, 2016, coll. Les poilus)

1914. Pierre, habitant d’une petite commune, écrit à son amie Suzanne sur les horreurs de la guerre. Il avait prédit, contrairement aux autres appelés de son village que cela allait durer plus longtemps que prévu… La vie au front est dure, et certains moments sont assez fous… Entre les noms très cocasses de certains appelés, le match de foot pour la trêve de Noël, la recherche du trésor des templiers, l’écriture d’une lettre à une amoureuse à la place d’un mort, le lancer de grenade à la façon de rugbymen… la vie de poilus n’est pas de tout repos !

Voici aujourd’hui un album que j’avais dans mes étagères depuis quelques temps. Le centenaire de la première guerre mondiale a été l’occasion pour de nombreux éditeurs et auteurs de sortir des livres sur le sujet. Avec cet album, Fluide Glacial et Guillaume Bouzard sont dans le thème… Oui, sauf que l’angle est totalement déjanté (il fallait s’y attendre en voyant ces deux noms, je le savais bien), et je dois dire que cela change des productions sérieuses. Parfois cela fait du bien de rigoler, même de sujets graves. Personnellement, j’ai bien aimé cette lecture qui semble légère, mais qui interroge tout de même sur la guerre et ses absurdités.

Cet album à gags se lit facilement de par son nombre de planches, mais aussi car les histoires sont plus ou moins longues (de 2 à 6 planches environ). Le dessin est typiquement du Bouzard, avec un trait vif et rapide, des personnages esquissés mais très lisibles, un trait clairement humoristique qui fonctionne bien. Il ne faut pas s’attendre à beaucoup de détails, chacun des personnages étant distingué par un nez plus ou moins proéminent qui permet de le distinguer de son voisin. Les couleurs ne sont pas si simples que cela, même si ce n’est pas du grand art non plus et si on ne s’attarde pas spécialement dessus. Le scénario est assez décousu, on a juste Pierre en fil conducteur, avec 4 épisodes, mais sinon le reste est au front, dans les tranchées, avec des personnages différents. Les situations de départ ne sont parfois pas drôles, mais Guillaume Bouzard arrive à les détourner pour en faire une chute humoristique, ironique, voire même parfois anti-militariste. Bref, c’est bien trouvé, c’est assez varié et c’est une façon différente d’aborder un sujet sérieux !

A partir de 15 ans selon l@BD (je ne la mettrai pas en collège, c’est clair !)

On en parle sur les blogs : Diacritik, A voir à lire, Nourritures en tout genre, Vivre lire, D’une berge à l’autre, Blogbrother

Quelques planches à voir sur Sequencity.

Cet album fait partie de la-bd-de-la-semaine-150x150, cette semaine chez Moka, au milieu des livres.

31 réflexions au sujet de “Les poilus frisent le burn-out”

    1. Ah non, il vaut mieux éviter en collège ! Pas sûre que les collégiens verraient le 2nd degré (et puis il y a une histoire avec les noms des soldats qu’il vaut mieux ne pas leur mettre entre les mains ! 🙂 )

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