En attendant Bojangles [roman]

EN ATTENDANT BOJANGLES, par Olivier Bourdeaut (Editions Finitude, 2015)

bojanglesDans une famille dont le petit garçon est le narrateur, tout est simple à vivre, aucune difficulté n’entame la bonne humeur des parents. La fête est perpétuelle, on boit des cocktails, on s’amuse, on danse, sur la chanson « Mr Bojangles » de Nina Simone le plus souvent… Le petit garçon nous raconte cette vie quelque peu hors du temps, hors des rythmes imposés par la société, l’école où il ne va plus, les soirées mémorables et les voyages. Mais la mère, extravagante et imprévisible, va aussi sombrer dans une folie de plus en plus problématique… Au départ, tous ignorent (ou font semblant d’ignorer) ses moments de folie , mais arrive un moment où on ne plus nier l’évidence. Contre sa volonté, elle est internée, mais ne veut pas se soumettre aux choix des médecins… Son mari et son fils vont tout faire pour l’en sortir…

Ce roman a reçu de nombreux prix l’an dernier (Grand Prix RTL-Lire 2016, Prix Roman France télévisions 2016, Le Roman des étudiants 2016), et il faisait partie en 2016-2017 de la sélection pour le prix des lecteurs du réseau de ma bibliothèque. Il était disponible récemment dans les rayonnages, et comme j’avais repéré sa magnifique couverture colorée à la Roy Lichtenstein, je l’ai emprunté sans rien connaître du pitch… J’ai été un peu déçue au départ, ne comprenant pas où le narrateur voulait emmener son lecteur. En effet, il vit dans un cadre particulier et original : une drôle de famille, où les règles habituelles n’ont pas lieu d’exister, où on n’ouvre pas le courrier, où on ne va pas à l’école, où on danse et boit des cocktails… Bref, c’est une famille hors du commun, dans laquelle la folie douce du départ chez la mère se transforme en vraie maladie…

Au fil des mots, on se doute que quelque chose cloche, que le grain de folie, au départ anodin, cache quelque chose de plus grave. Le récit change par moment de narrateur, avec des extraits du cahier du père, extraits écrits en italique pour bien voir la différence (même si le style littéraire permet de le constater sans problème !). L’histoire est finalement intéressante, les personnages secondaires (le sénateur, ami qui est toujours là quand la famille en a besoin, mais aussi Mademoiselle Superfétatoire, l’oiseau exotique, truc complètement fou en vrai !) sont développés suffisamment pour ne pas être invisibles et apporter une touche encore un peu plus décalée au récit. Au bout d’un certain nombre de pages, je me suis finalement laissée emporter par ce récit à la fois grave et déjanté, mais je n’ai pas aimé la fin, car même si je me doutais que la mère allait faire quelque chose, je ne pensais pas que le père aussi… Il n’empêche que les derniers mots du narrateur permettent de tout relier, les passages en italique avec les autres. Bref, tout cela se relie sacrément bien !

Une jolie découverte que je poursuivrai bientôt, j’espère, avec l’adaptation BD qui est sortie récemment, par Carole Maurel et Ingrid Chabbert, et d’après ce que j’ai pu lire sur des blogs et voir en librairie, l’adaptation a l’air fidèle… Chouette !

On en parle (beaucoup) sur les blogs : La bibliothèque de Noukette, D’une berge à l’autre, Petites madeleines, Doucettement, My pretty books, Les chroniques de Bérangère, A bord du bateau livre, Laurie lit

Premières pages à lire sur le site de l’éditeur.

Voir aussi les nombreux avis de la presse et des libraires, là encore sur le site de l’éditeur.

10 réflexions sur “En attendant Bojangles [roman]

    • caro 26 novembre 2017 / 22:37

      Je vais laisser passer quelques temps avant de me lancer dans l’adaptation, mais ce que j’ai pu feuilleter en librairie donne très envie !

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  1. eimelle 26 novembre 2017 / 16:30

    j’en garde un très bon souvenir, tout comme de son adaptation au théâtre vue à Avignon en juillet!

    Aimé par 1 personne

  2. unemalledeslivres 21 janvier 2018 / 15:02

    J’ai adoré ce roman. J’ai aimé la plume de l’auteur et sa manière si particulière de nous conter cette histoire. Et puis cette folie douce a su me toucher.

    Aimé par 1 personne

    • caro 21 janvier 2018 / 17:04

      Ah oui, la folie douce est bien retranscrite ! Maintenant, j’ai l’adaptation BD qui m’attend !

      Aimé par 1 personne

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