L’homme à la voiture bleue [roman]

L’HOMME A LA VOITURE BLEUE, par Sébastien Gendron (Syros, 2014, coll. rat noir)

homme voiture bleue.jpgLes parents d’Antoine sont divorcés depuis quelques années. Chacun a refait sa vie, et Antoine aime aller passer le week-end chez son père, quitter Lyon pour quelques jours pour retrouver le fils de sa belle-mère, Victor, qu’il apprécie même si celui-ci est assez taiseux et ne semble pas trop se préoccuper de lui. Antoine l’apprécie même au point de l’appeler « son frère »… Mais après les deux mois de vacances d’été avec sa mère, lorsqu’Antoine revient dans l’appartement paternel, Victor n’est plus là. Pire sa belle-mère semble totalement absente. Que s’est-il passé ? Pourquoi personne ne lui dit rien ? Antoine va poser la question qui semble déranger, et découvrir que Victor est en prison, accusé d’avoir frappé un homme désormais dans le coma… Antoine ne peut y croire et va mener l’enquête.

Voici une lecture « de commande », dans le cadre de mon travail. Je n’aime pas lire des livres qui me sont imposés (pourtant je le faisais au collège et au lycée, mais depuis quelques années, je ne peux plus), car j’aime choisir selon mon envie, mon humeur, ou tout autre critère très subjectif… Là, j’ai lu ce roman puisque, dans le cadre du boulot, je vais participer à une rencontre avec cet auteur. Et comme il a écrit peu de jeunesse (hormis Sur la route d’Indianapolis qui fait partie de la sélection d’un prix auquel les 4e participent), je n’ai pas eu le choix du titre… Mais je ne regrette pas du tout ce choix, car ce roman est habilement construit, et nous mène en bateau tout au long des 150 pages.

L’histoire démarre par l’agression, mais du point de vue de l’agressé, qui finit dans le coma. En 3 pages, ce prologue nous plonge directement sur le fait principal de ce roman, sans cependant nous donner d’indice sur l’agresseur. Ce n’est qu’au fil du récit qu’on croit de plus en plus Antoine, qui est persuadé depuis le départ que son frère n’est pas le coupable, tout cela parce que chronologiquement ce n’était pas possible et que cela ne coïncidait pas avec ce qu’il avait vu ce jour-là. Le personnage d’Antoine est attachant, même si on en sait peu sur lui. Celui de Victor joue un peu sur les clichés : taiseux, fan de deux roues, qui bricole dans son coin, dans un garage. Par contre, j’ai beaucoup aimé l’idée de la famille recomposée, qui n’est pas fréquente dans les romans (en tout cas, ceux que j’ai pu lire), et les relations ont l’air d’être bonnes, entre le beau-fils et sa belle-mère : ils ont l’air soudés comme une famille « classique ». C’est un bel exemple de réussite de famille recomposée, et en cassant ce cliché, cela fait du bien. Le lieu principal de ce roman est particulier, cette résidence ultra-sécurisée où vit le père d’Antoine, semble bien suspect, et on se doute que cette vie hors de la société cache des profils douteux… Bref, L’homme à la voiture bleue est un bon roman bien sympa et qui se lit d’une traite ou presque.

A partir de 13 ans selon Ricochet.

On en parle sur les blogs : Lirado, Le goût des mots

Extrait à découvrir sur le site de l’éditeur.

2 réflexions sur “L’homme à la voiture bleue [roman]

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