Achille, fils unique [roman]

ACHILLE, FILS UNIQUE, par Yaël Hassan (Nathan, 2016, coll. mes années collège)

achilleAchille rentre en classe de quatrième. Il est amoureux de Laurence, qui cette année, se trouve dans sa classe mais l’ignore royalement. L’adolescent passe le plus clair de son temps avec son meilleur ami Kader, et Tania qui les a rejoints cette année et n’a pas sa langue dans sa poche… D’ailleurs, tous les quatre se retrouvent à l’atelier théâtre du collège, avec les autres collégiens, dont Lili, une sixième qui a un caractère de feu… A la maison, Achille est fils unique. Il aime retrouver ses cousines dans la maison familiale en Bretagne, mais se demande bien pourquoi il est le seul roux aux yeux verts. Des indices laissent à penser que son père ne serait pas son père biologique. Cela expliquerait la distance installée entre Achille et son père… L’adolescent tente d’en savoir plus, aidé par sa cousine Anna…

Voici un roman jeunesse de petit format qui mêle deux thématiques : le sentiment amoureux chez un ado et la recherche des origines. Le propos est assez léger, il n’y a pas de mots compliqués, de situations sous-entendues (sauf les quelques phrases prononcées sur la naissance d’Achille)… C’est très lisible pour des collégiens de 5e et de 4e, mais en tant qu’adulte, j’ai trouvé cela trop léger, trop superficiel. Les préoccupations sont très adolescentes (« je l’aime, m’aime-t-il/elle ? », « les cours me gonflent »…), mais je ne doute pas que les lecteurs ados se retrouveront dans ce texte. Moi, cela ne m’a pas parlé plus que ça, je ne suis pas le public cible… Heureusement qu’il y a l’aspect « recherche des origines » qui est moins ennuyant (pour moi) que l’aspect fleur bleue. Même si on n’a pas de réponse, on suit les doutes et questionnements du garçon sur ses origines et l’enquête qu’il mène.

Autre bémol, je n’ai pas aimé le prénom donné à un personnage du roman, Laurence, car je trouve que cela fait daté. Il y a plusieurs années que je suis au contact des élèves, et je n’ai jamais croisé d’élève se prénommant ainsi… C’est un détail, mais cela m’a dérangé dans ma lecture (on aurait pu placer le roman dans les années 80 ou 90 avec un prénom pareil, mais je tiens à préciser que je n’ai rien contre les Laurence !). Bref, je crains que ce roman ne me laisse pas de traces après quelques jours, mais je pense que les élèves se reconnaîtront dans ce récit.

A noter enfin qu’il existe « Lili nobody« , un roman « miroir » écrit par Rachel Hausfater, qui raconte le point de vue de Lili, l’élève de 6e qui fait du théâtre avec Achille et qui n’a pas de papa… Mais celui-là, je ne l’ai pas encore lu…

A partir de 11 ans selon Ricochet.

On en parle sur les blogs : Accroc des livres, Doc bird, Les lectures de Princess TitiPromenons-nous dans les livres

Visiter  le blog de l’auteure.

Quelques pages à lire sur Google Books.

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