Les sentinelles, tome 1

LES SENTINELLES, chapitre premier : juillet-août 1914, les moissons d’acier, par Xavier Dorison (scénario) et Enrique Breccia (dessin) (Delcourt, 2009)

sentinelles

Août 1914, alors que la guerre a tout juste commencé contre l’ennemi allemand, la France est sur le point de perdre la guerre. Côté francophone, il reste pourtant un espoir avec un projet secret, déjà testé quelques années auparavant en Afrique du Nord, mais qui s’était conclu par un échec. Les avancées scientifiques, la découverte du radium et les travaux d’un certain Féraud vont faire redémarrer le projet : il s’agit de créer un groupe de Sentinelles, des surhommes, hommes bioniques capables de lutter contre l’ennemi sans craindre les balles… Mais Féraud ne veut pas vendre son projet à l’armée, ayant déjà songé à la mauvaise utilisation de sa découverte. Mais quand il est gravement blessé lors d’une bataille, son invention sert de négociation pour lui sauver la vie…

Voici le premier tome d’une série dont des élèves de 3e ont étudié une planche en français, dans le cadre de la séquence sur la première guerre mondiale. N’ayant pas cet album au collège, je suis parvenue à me la procurer à la bibliothèque. Je sais qu’après la lecture, je ne l’achèterai pas pour le collège, car il y a des scènes vraiment difficiles, où le sang et la violence sont montrées de façon trop explicite pour moi. L’aspect sanglant est parfois inutile, on peut suggérer l’horreur sans forcément la montrer. De plus, l’aspect fantastique de l’histoire, avec ces recherches médicales créant une espèce de Frankenstein, mi-homme mi-robot, pourrait prêter à confusion pour certains élèves.

Le récit est très masculin : la seule femme de l’histoire qui ait un rôle intelligent est l’épouse de Gabriel Féraud, qui ne croit pas en la mort de son mari qui avait fait une découverte scientifique majeure avec la pile à radium juste avant la guerre, découverte qu’il ne voulait pas mettre entre les mains de l’armée… Mais elle est assez peu présente dans l’histoire. A noter également qu’il y a pas mal de vocabulaire spécifique à l’époque dans les premières planches, ce qui fait qu’on comprend le sens général sans trop savoir précisément de quoi il s’agit. Cela est assez étonnant, mais finalement, on s’y fait vite.

L’histoire met du temps à démarrer, il ne s’agit ici que d’une introduction sur cette série qui compte 4 volumes. Je pense poursuivre avec les tomes suivants, parce que je les ai empruntés tous (ou presque) en même temps, mais je suis loin d’être conquise par cette série qui mêle histoire et fantastique… Le côté scientifique m’a bien moyennement plu dans cette série, cela donnait parfois l’impression d’avoir Iron-Man pendant la Grande Guerre… De plus, le médecin de l’armée faisait cliché : un fou avec ses lunettes rondes, une face de rat, obstiné jusqu’à la folie par ses recherches… Bref, pas un indispensable pour moi en terme de scénario.

Graphiquement parlant, le trait s’avère pourtant précis et fin. sauf pour les scènes trop sanglantes à mon goût, il est assez agréable. Il y a du travail de recherche pour varier les angles de vues et donner du rythme au récit. Les couleurs passées donnent l’impression du passé. Mais l’aspect graphique ne parvient pas à éclipser le scénario qui ne correspond pas à ce que j’attendais… Dommage pour moi…

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Le journal de Lordius, Les mondes de Blanche, Le journal de Feanor, Bulles graphiques

Quelques planches sur le site de l’éditeur.

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