Chronosquad, tome 1

CHRONOSQUAD, tome 1 : LUNE DE MIEL À L’ÂGE DU BRONZE, par Giorgio Albertini (scénario) et Gregory Panaccione (dessin) (Delcourt, 2016)

004446845.jpgDans un futur proche, sans plus de précisions, Bloch, grand dadais blond qui ne paraît pas bien dégourdi, vient de recevoir l’appel de sa vie : on lui demande de rejoindre les Chronosquad, une équipe qui intervient dans le temps, puisqu’il est maintenant possible d’aller passer ses vacances dans le passé, au Moyen-Âge, à l’Antiquité, à la Renaissance, voire même à la Préhistoire… Aidé de deux acolytes, il va devoir retrouver un jeune couple qui a fugué d’un camp de vacances en Egypte antique, sans devoir changer le cours de l’Histoire… Habillé en tenue locale, le trio va remonter la piste, et découvrir que le protocole de voyage temporel n’a pas toujours été respecté…

Voici aujourd’hui un album pour lequel je n’étais absolument pas convaincue au départ, je trouvais la couverture franchement repoussante, malgré le nom de Gregory Panaccione, dessinateur du génial album sans texte Un océan d’amour… J’ai emprunté cet album à la bibliothèque, parce que mon compagnon voulait le lire. Il est sorti très content de cette lecture, m’a demandé la suite, et comme je ne voulais pas rendre l’album avant d’avoir au moins essayé, je me suis attelée à la lecture de cette histoire de plus de 240 pages. Ce fut un peu compliqué au départ, le temps de se faire au trait, que je ne reconnaissais pas forcément, qui semble parfois (trop) rapide. Mais je me suis laissée embarquer dans cette histoire de science-fiction assez folle, avec ce premier tome qui pose les jalons de cette tétralogie (même si je n’ai pas bien compris les cases avec le bébé…).

Le scénario bien construit nous explique bien les voyages dans le temps, le décalage entre les heures du présent et celles du passé. Rien n’est laissé au hasard, et on comprend le rôle des Chronosquad qui doivent veiller à ce que les voyageurs ne modifient pas le passé dans lequel ils voyagent, ou réparer ce qui a été modifié. Chacun des trois Chronosquad a un rôle : entre Penn, la fille très sèche mais qui semble cacher quelque chose, Bloch l’historien spécialiste du Moyen-Âge qui se retrouve en Egypte antique et qui observe les détails, et le troisième, Beylogu, à la carrure imposante, le trio ne passe pas inaperçu mais se complète bien. Les dialogues sont agréables, pas forcément très nombreux, mais ils apportent un contenu bien utile pour comprendre cette drôle d’époque où les plus fortunés peuvent se permettre un voyage totalement fou dans le passé…

L’histoire mêle la science-fiction, le sentimental sur quelques passages, l’action, mais aussi l’humour. Pas de temps mort donc pour cet album multi-facettes qui se lit très bien, mais qui nous laisse sur un cliffhanger assez insoutenable à la fin… J’espère donc avoir la suite entre les mains bientôt, pour savoir ce que va devenir Bloch et le couple fugueur…

Enfin, j’ai aussi beaucoup aimé les pages intérieures (2e et 3e de couverture), avec les panneaux de départ comme à l’aéroport, les destinations et les époques et je me suis amusée à chercher les liens (Londres 1666 (le seul vol annulé d’ailleurs… 😉 ), New-York 1969, Paris 1789…). J’ai trouvé cela très drôle, avec plein de sens cachés (pour ceux qui aiment l’histoire, il y a de quoi y passer quelques temps pour tout trouver !)

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Une case en plus, Un amour de BDBlog brother, Le blog de Bardalyves

Quelques planches à voir sur Izneo.

En faisant des recherches pour l’article, j’ai vu qu’un tome 5 est sorti il y a presque un mois, soit près de 2 ans après la fin de la série…

Cet album participe à labd bleu, et aujourd’hui on se retrouve au milieu des livres chez Moka pour découvrir les billets des autres participants !

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10 réflexions sur “Chronosquad, tome 1

  1. Mylene 18 septembre 2019 / 08:07

    je passe mon tour, la couverture ne me botte pas du tout !

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  2. Cristie 18 septembre 2019 / 08:18

    Je te comprends ; je serai passer à côté en voyant la couverture aussi. Tu m’intrigues maintenant !

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  3. noukette 18 septembre 2019 / 08:53

    Ton avis me rassure en fait. J’aurais fait comme toi, malgré le nom de Panaccione j’aurais fuis à la seule vue de la couv. Et visiblement c’est un tort. A découvrir donc 😉

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  4. Stephie 18 septembre 2019 / 08:54

    La couverture ne me branche pas, mais ton billet me donne envie de découvrir tout de même

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  5. Jérôme 19 septembre 2019 / 12:52

    J’avais un article tellement assassin dans un journal spécialisé que je l’avais noté comme un album à fuir. Tu pourrais bien me faire changer d’avis 😉

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  6. mespagesversicolores 19 septembre 2019 / 14:40

    Comme les autres.. je trouve cette couverture assez.. spéciale! On verra si je la croise à la biblio.

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  7. Blandine 21 septembre 2019 / 09:14

    Comme pour tous, la couverture ne m’attire pas du tout mais ce que tu dis du contenu, si!!

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