Bernarreke, tome 1

BERNARREKE, tome 1 : l’enfance, par Bernard Valgaeren (scénario) et Christophe Girard (dessin) (Les enfants rouges, 2015, coll. Isturiale)

couverture-BERNARREKE-site.jpgSouvenirs d’enfance du jeune Bernard, né en  1949 en Belgique flamande, dans une famille où le père, souvent absent du domicile familial, est un peu trop penché sur l’alcool. Sourd de naissance, Bernard va, grâce à l’obstination de sa mère, s’intégrer à la société, apprendre à lire et à écrire sans parler. Il va aussi découvrir un monde des entendants qui ne veut pas toujours l’inclure, une religion catholique parfois rude dans ces années 1950, des personnages au caractère affirmé. Puis sa mère quittant la Belgique pour le Var, il va devoir se mettre à comprendre le français et encore une fois s’intégrer dans un monde qui n’est pas prévu pour son handicap. C’est aussi le début des premiers sentiments, avec son attirance pour les garçons qui commence à se manifester…

Aujourd’hui sur le blog, un album emprunté au hasard à la bibliothèque, uniquement sur le nom de l’éditeur, que j’ai découvert avec le très beau La tristesse de l’éléphant. C’est le seul point commun avec cet album, qui retrace des souvenirs d’enfance et mêle plusieurs thèmes : le handicap, la vie dans un petit village belge flamand dans les années 1950, la religion, l’éveil à la sexualité… L’histoire n’est pas linéaire, mais organisée en courts chapitres titrés, et ça se lit facilement. Les thèmes abordés sont variés : on découvre une bonne partie des habitants de la commune flamande, les moeurs de l’époque… Le tout n’est pas forcément très organisé, mais j’ai apprécié cette lecture, parce que le héros est totalement différent de ce que j’ai pu lire dernièrement, et qu’il n’enjolive pas la situation. L’auteur nous donne à voir une société rurale flamande de la moitié du XXe siècle, où la religion a une place non négligeable, tout comme la fanfare et l’instituteur… La situation n’est pas drôle (et encore moins enviable) mais l’auteur arrive à mettre des touches d’humour dans son récit.

Le trait de Christophe Girard me plaisait moyennement au premier abord : assez torturé, cela fait des portraits peu glorieux, mais visiblement il colle à la description qu’en fait le jeune Bernard. Parfois le dessin est assez étrange, légèrement irréaliste, mais pour autant, il ne m’a pas freiné dans ma lecture. Les couleurs sont aussi assez marquées, donnant une ambiance particulière, un peu surannée à ce récit qui se poursuit avec un 2nd tome consacré à l’adolescence. Bref, une belle découverte que cet album !

Quelques planches à voir sur le site de l’éditeur.

Pas trouvé d’avis sur des blogs… 😦

Cet album est présenté aujourd’hui mercredi car c’est labd bleu, aujourd’hui chez Stephie !

7 réflexions sur “Bernarreke, tome 1

  1. noukette 23 octobre 2019 / 13:07

    Je ne connaissais pas du tout ! J’imagine que maintenant tu as hâte de savoir la suite 😉

    J'aime

  2. Jérôme 24 octobre 2019 / 10:07

    Jamais entendu parler mais il a tout pour me plaire cet album (et contrairement à toi j’adore les graphismes un peu torturés).

    J'aime

  3. Stephie 24 octobre 2019 / 10:32

    Merci pour cette découverte. Aimant beaucoup l’éditeur, je me le prendrai sans doute la prochaine fois que j’irai à Nice, dans leur café-librarie

    J'aime

  4. Antigone 27 octobre 2019 / 09:43

    Je ne connaissais pas du tout. Merci pour la découverte ! 😉

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s