Le poing levé [roman]

LE POING LEVÉ, par Simon Stranger (Bayard, 2019)

poingEmilie, 17 ans, est norvégienne et vit à Oslo. Elle aime faire les magasins avec sa meilleure amie et discuter des garçons. Mais un jour dans une boutique de vêtements, elle découvre un autocollant sur les étiquettes : « Prenez du plaisir à porter ce tee-shirt. Les esclaves qui l’ont cousu n’en ont pas eu. ». Elle discute avec celui qui l’a posé, Antonio, qui fait partie d’un petit groupe nommé « les sauveurs du monde » et qui veut faire changer les modes de consommation des pays occidentaux… Sans en parler à personne, Emilie s’implique dans ce petit groupe, en participant à des actions sur les vêtements, mais aussi sur le chocolat… Au même moment, Reena, douze ans, vit au Bangladesh et exerce le métier de couturière pour des grandes marques occidentales…

Voici un roman engagé qui traite d’un sujet pas si fréquent que ça en littérature jeunesse : la surconsommation, l’achat de produits fabriqués à l’autre bout du monde par des enfants… Il amène le lecteur à réfléchir sur ses actions et ses choix. L’histoire est fictive, mais l’auteur inclut de nombreux éléments réels, comme les marques par exemple. Le récit se passe en Norvège, mais les marques de vêtements sont internationales et sont connues des lecteurs (H &…, Z….). Donc même si certains mots relient spécifiquement le récit à la Norvège (avec les couronnes, la monnaie locale, ou encore la marque de chocolat ou les quartiers d’Oslo (d’ailleurs heureusement qu’il y a les notes de la traductrice pour saisir ces points spécifiques), le texte est assez universel pour nous occidentaux. Le récit en parallèle de Reena, ainsi que d’un jeune africain qui travaille dans le cacao, permet d’apporter un éclairage mais n’est pas assez développé à mon goût. J’aurais aimé passer plus de temps avec eux. En tout cas, la fin du récit de Reena m’a surpris, même si je commençais à m’en douter. Enfin, ce texte comporte aussi une histoire d’amitié qui évolue entre Antonio et Emilie, sans doute pour ne pas désarçonner les jeunes lecteurs… Mais il n’empêche que cette partie est, pour moi, vraiment secondaire dans le récit.

Vous l’aurez compris, j’ai eu un coup de coeur pour ce texte, qui peut être aussi un bon support pour échanger et discuter sur nos modes de vie, nos habitudes d’achat, nos usages… et pour les modifier en conséquence.

Non mentionné sur Ricochet, je conseillerais à partir de 14/15 ans (l’éditeur conseille à partir de 14 ans sur son site).

On en parle sur les blogs : Lire sous le tilleul, Nouveautés littérature jeunesse, Une faim de loup à lunettes, Les lectures de Doris, BettieRose books

Un assez long extrait est disponible sur le site de l’éditeur.

2 réflexions sur “Le poing levé [roman]

  1. Alice 31 mars 2020 / 14:54

    Intéressant, ça change, je note pour le rayon ado de la médiathèque.

    Aimé par 1 personne

    • caro 17 avril 2020 / 22:16

      Un texte qui fait réfléchir et sur un sujet pas commun en littérature jeunesse, c’est pour ça que j’ai aimé ce roman !

      J'aime

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