Aïe love l’anglais [roman]

AÏE LOVE L’ANGLAIS, par Rachel Hausfater (Thierry Magnier, 2019, coll. en voiture Simone !)

love anglais

Fatoumata vient d’entrer en 6e. En cours d’anglais, sa prof, Mme Renard, suppose que tout le monde a déjà vu les bases en primaire, et vu la réaction générale, la voix de Fatoumata n’est pas entendue… Elle, elle a fait allemand en primaire, donc n’a jamais parlé un mot d’anglais. D’ailleurs, l’anglais elle n’y comprend rien ! Alors pour ne pas se faire repérér, elle répète de façon mécanique ce qu’elle entend, sans vraiment comprendre, ce qui amène les élèves de sa classe à rire voire à se moquer d’elle, et Fatoumata n’aime pas ça du tout. Mais heureusement que Thomas, un jeune garçon roux et discret, va essayer de l’aider à passer ce cap pas si facile de la langue étrangère…

Premier roman pour moi dans cette collection « En voiture Simone ! », et une bonne pioche ! L’histoire est drôle, on rigole aussi avec les bourdes de Fatoumata qui est une grande débutante en anglais. Heureusement, cette héroïne au caractère bien trempé est aussi intelligente, et fait des rapprochements avec ce qu’elle connaît : bon parfois, cela ne lui porte pas chance, mais au moins, elle a le mérite d’essayer et de se lancer, surtout à l’oral face à une classe (situation assez angoissante s’il en est !). Les chapitres sont courts, le langage est simple et tout à fait réaliste pour une adolescente de cet âge. L’amitié naissante entre Fatoumata et Thomas, issus de deux milieux sociaux franchement différents ajoute une petite touche agréable. Le (léger) mensonge de Thomas se dévoile au fur et à mesure, cela donne aussi un peu de rythme au récit, dont les chapitres portent des noms de notions d’anglais vues pendant l’année de sixième.

Parfois, Fatoumata est tellement têtue qu’on comprend pourquoi les autres ne l’apprécient pas tout le temps, car elle n’est pas non plus très souple et compréhensive. Mais sinon, j’ai bien aimé cette héroïne qui ne manque pas de répartie, et travaille pour s’améliorer (ce qui peut montrer aux élèves qu’en travaillant, on y arrive toujours…). Cette « morale » n’est pas présentée telle quelle, et c’est très bien pour mobiliser les lecteurs vers la langue anglaise sans en avoir l’air… De même, les mots d’anglais parsemés dans le texte, parfois détournés aussi, ainsi que tous les faux-amis apportent une touche humoristique très agréable à ce très chouette et drôle petit roman d’à peine 115 pages, qui je l’espère plaira aux jeunes collégiens !

Non mentionné sur Ricochet, mais je dirais à partir de 10 ans.

Court extrait à lire depuis le site de l’éditeur.

On en parle sur Babelio (critiques de collégiens de 11 ans), mais je n’ai rien trouvé sur les blogs ;(

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