BD adaptation, BD fait de société, BD hors de nos frontières, Manga jeunesse

Speak

SPEAK, par Emily Carroll (Rue de Sèvres, 2019), d’après le roman de Laurie Halse Anderson.

speakMelinda, 15 ans, vient d’entrer au lycée. Mais pour elle c’est l’enfer depuis qu’elle a fait rater une fête de fin d’été en appelant la police au beau milieu de la soirée lycéenne. Depuis lors, elle est une pestiférée parmi ses camarades, Rachel sa meilleure amie d’avant, change du tout au tout, et Melinda, bonne dessinatrice, se fait une amie avec Heather, une nouvelle qui souhaite s’intégrer parmi les autres adolescents…  Très peu bavarde, Melinda sombre doucement en dépression…Que s’est-il passé lors de la fameuse soirée estivale ?

J’ai acheté cet épais album en occasion après avoir lu de très bons avis, et je l’ai laissé traîner quelques temps sur mes étagères. Ce n’est que dernièrement que j’ai décidé de me lancer, mais je dois dire que j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire, peut-être à cause de sa construction. Au départ, on ne comprend pas trop ce qui se passe, les pièces du puzzle sont très désordonnées, la narration est vraiment particulière. Les « chapitres », titrés dans le coin de la planche sont vraiment très courts, parfois une ou deux planches, et ils passent parfois du coq à l’âne. Ce n’est que vers la moitié que j’ai commencé à vraiment m’attacher à l’héroïne… Autant dire que comme l’album fait près de 380 pages, j’ai mis pas mal de temps à entrer dans l’histoire… Mais en fait, au fil des pages, les pièces du puzzle se rassemblent, dévoilant ce qui s’est passé lors de la soirée et la raison de l’appel de Melinda à la police. Au final, on comprend toutes les raisons qui ont mené Melinda, la victime, au mutisme et à la dépression. Et puis il y a aussi des raisons plus fréquentes de l’adolescence, le mal-être, l’intégration difficile, les amitiés mouvantes… Bref, un scénario assez complexe, qui se révèle surtout sur la deuxième partie de l’album.

Graphiquement c’est agréable, même si le trait est assez dur parfois. Ce côté assez « rêche » est accentué par le noir, blanc et gris qui nous plonge dans une ambiance assez morose aux côtés de la jeune fille. Les cases ont des formes très variées, il n’y a pas de gaufrier, et donc ma lecture a par contre été rapide. Les pages se tournent facilement, d’autant plus qu’il y a assez peu de dialogues, Melinda étant souvent muette. J’ai bien aimé le trait, même si ce n’est pas un coup de coeur graphique non plus.

Bref, après avoir failli abandonner en route, j’ai tout de même terminé ma lecture, mais je n’ai pas été totalement convaincue par la narration et les chapitres décousus… Dommage car le propos, grave, peut parler à de nombreuses personnes… D’ailleurs, des sites internet et numéros de téléphone utiles sont proposés à la fin de l’album, qui peut être un bon support de discussion.

A partir de 15 ans selon l@BD.

Quelques planches à voir depuis le site de l’éditeur.

On en parle sur les blogs : Les lectures d’Antigone, Les fanas de livres, Le tournepage, L’heure de lire, Des livres des livres, Les mots de la fin

Cet album est présenté dans le cadre de labd bleu, aujourd’hui chez Moka au milieu des livres ! C’est elle qui centralise aujourd’hui les découvertes des participants !

25 réflexions au sujet de “Speak”

    1. Les autres lecteurs ont un avis plus enthousiaste que moi, donc si tu peux te le procurer d’une manière ou d’une autre, n’hésite pas…

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