Romans jeunesse

Les optimistes meurent en premier [roman]

LES OPTIMISTES MEURENT EN PREMIER, par Susin Nielsen (Hélium, 2017)

optimistes

Pétula, 16 ans, vit avec ses phobies et autres peurs depuis que sa petite soeur est décédée. Elle anticipe la moindre catastrophe en faisant attention à tout, en évitant de faire certaines choses… Au lycée, elle fait partie, bien malgré elle, d’un groupe de jeunes « à problèmes » qui se réunissent avec une jeune enseignante pour exprimer leurs problèmes grâce à l’art… C’est là qu’arrive un jour Jacob, doté d’une prothèse du bras suite à un accident. Petula s’ouvre à Jacob alors que celui-ci est bien différent d’elle : grand cinéphile, doté d’un humour parfois douteux, il la pousse parfois dans ses retranchements mais va aussi l’aider à quitter ses phobies et faire le deuil de sa soeur disparue…

Voici un roman qui m’avait été conseillé par Mes échappées livresques suite à ma lecture d’un autre titre de cette autrice canadienne, Partis sans laisser d’adresse. J’ai mis un peu de temps à écrire ce billet, le temps de digérer cette histoire marquante et vraiment belle à découvrir. L’histoire d’amour entre Petula et Jacob est vraiment bien décrite, et on voit la jeune fille s’ouvrir et laisser tomber les tocs qui lui pourrissaient la vie. C’est quand le secret de Jacob commence à apparaître que l’horizon se noircit pour elle. En fait, Jacob l’aide à aller mieux, tout comme elle croyait l’aider mais au final, comme le jeune homme n’avait pas tout raconté de son histoire, Petula se sent comme le dindon de la farce, et assez démunie.

J’ai trouvé l’écriture très juste, pleine de bienveillance sans pour autant être sirupeuse. J’ai été attachée à Pétula puis au jeune couple qu’elle forme avec Jacob et j’aurais aimé être avec elle pour la soutenir lors de la révélation du secret. J’ai eu l’impression que les personnages, même s’ils sont « cabossés », étaient souvent assez profonds, avec une vraie personnalité, même ceux secondaires, comme par exemple les autres membres de l’atelier d’arts. L’écriture de Susin Nielsen est vraiment chouette, parce qu’elle est simple et concise, mais en même temps elle donne du rythme au récit qu’on a du mal à lâcher… C’est pour moi une belle découverte que cette autrice canadienne ! Maintenant, je n’ai plus qu’à continuer ma découverte de ses autres titres jeunesse !

Enfin, à noter que la couverture est tout de même plus jolie que dans le premier titre que j’ai pu lire d’elle : le trait fait moins enfantin, les petits dessins ne donnent pas forcément un aperçu du contenu du livre, mais ne visent pas un public trop jeune non plus. Cela donne une couverture intrigante, pleine d’indices qui ne se dévoilent qu’au fur et à mesure… Personnellement, j’aime ce type de couverture.

A partir de 14 ans selon Ricochet.

Extrait à lire depuis le site de l’éditeur.

On en parle sur les blogs : Mes échappées livresques, Sous le feuillage, Hashtag Céline, Je lis donc je suis, La bibliothèque de Noukette

7 réflexions au sujet de “Les optimistes meurent en premier [roman]”

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