Romans jeunesse

Tu ne sais rien de l’amour [roman]

TU NE SAIS RIEN DE L’AMOUR, par Mikaël Ollivier (éd. Thierry Magnier, 2016)

Tu-ne-sais-rien-de-l-amourNico vit avec ses parents Antoine et Isabel, boulangers près de Chartres. Depuis tout petit, il a grandi avec Malina, sa voisine, et ils sont en couple depuis leur enfance, depuis la photo dite « des amoureux », prise par la mère de Nicolas sur une plage normande. C’est avec Malina que Nico découvre l’amour, partage ses joies et ses peines, réussit en double mixte au tennis… D’ailleurs, alors que Malina, orpheline de mère, ne supporte pas sa belle-mère, Isabel l’invite à s’installer dans leur famille. Personne n’ose séparer ce couple idéal aux yeux de tous, tout le monde étant persuadé qu’ils se marieront même un jour… Mais la vie de Nicolas vacille quand son père doit affronter un cancer des poumons puis sa rédicive. Il découvre des secrets enfouis et que sa vie de famille n’est pas si simple qu’elle en a l’air. Mais ne risque-t-il pas de tout briser en révélant ces secrets ? Et puis au final, que connaît-il de l’amour ?

Un roman dévoré en deux jours, c’est bon signe pour affirmer que j’ai aimé ce texte ! Voici 230 pages qui abordent de vastes sujets : l’amour, bien sûr, mais aussi la fidélité et l’infidélité, la maladie, la mort, les sentiments qui changent, l’adolescence… Alors oui, c’est large, très large même mais l’auteur parvient sans mal à nous accrocher et nous placer dans la tête du narrateur Nicolas. Le récit se passe sur quelques heures, puisque c’est un message de sa mère, reçu alors qu’il est adulte, et un cauchemar d’enfance qui ressurgit qui vont lui faire remonter ses souvenirs, et le mettre en relation avec une ancienne connaissance de fac qu’il recroise par hasard dans la rue.  

J’ai aimé aussi que le récit se passe à Chartres (et un peu à Strasbourg pour le Nico adulte), ce sont des villes que j’ai visitées en vacances ces dernières années et qui m’ont beaucoup plu. J’ai retrouvé dans le récit de Mikaël Ollivier l’ambiance des villes, j’ai remis des images personnelles sur les descriptions, que ce soit des bâtiments ou des rivières par exemple. 

L’auteur parvient à écrire un roman pour adolescents avec un narrateur qui n’en est plus un, mais qui raconte ses souvenirs d’enfance et d’adolescence. Il délivre des éléments de ce que les personnages sont devenus, et quand on comprend que Nicolas est seul à Strasbourg, c’est qu’il s’est passé des choses depuis… Au fil des chapitres, on comprend que le couple si idyllique n’en est plus un, que le meilleur ami habite loin de Chartres maintenant (onze heures d’avion quand même, cela laisse des possibilités quant à la destination), et que le seul élément qui le relie encore à son passé est son chien Hoshi… Mikaël Ollivier sème des graines dans le récit, et tout se relie à la fin, c’est vraiment bien pensé, en tout cas j’ai bien aimé ce procédé. Il n’y a aucun sujet tabou, même si parfois la limite est presque malsaine (comme par exemple, lorsque Malina et Nicolas, alors enfants, partagent la même chambre et que cela ne semble déranger aucun adulte). Enfin, la chute du roman est assez inattendue, même si je la pressentais quelques pages auparavant déjà… 

A partir de 15 ans selon Ricochet.

On en parle sur les blogs : L’heure de lire, Carnet de bord littéraire, Chez Clarabel, Livresse, Délivrer des livres… 

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