BD fait de société

Les belles personnes

LES BELLES PERSONNES, par Chloé Cruchaudet (Soleil, 2020, coll. Noctambule)

008942204En 2019, le festival BD de Lyon a proposé à l’autrice (Mauvais genre) de réaliser des portraits d’anonymes qui embellissent le quotidien pour une exposition pour l’anniversaire du festival. Après un appel à contribution pour recueillir des éloges sur ces « belles personnes », l’autrice a sélectionné plus d’une dizaine de témoignages qu’elle a mis en images…

Voici un album original, emprunté sur les recommandations d’une lectrice à la bibliothèque. Cet album retrace des parties de vie de certaines personnes qui suscitent l’admiration. L’autrice annonce dès le départ qu’elle a choisi des extraits, des morceaux de vie qui l’ont touchée, qu’elle a parfois modifié les témoignages ou qu’elle les a quelquefois pris tels quels.

Dès le début, dès la page de couverture, il est indiqué « contributions originelles en fin d’ouvrage », alors j’ai commencé par la fin… J’ai lu les témoignages écrits de personnes anonymes sur d’autres anonymes de leur entourage. On a de tous les genres, de tous les styles : la voisine âgée, le chien guide en apprentissage, le frère schizophrène, la prof de philo qui reçoit toujours ses anciens élèves, l’enfant, le gardien de nuit, l’infirmière ou auxiliaire de puériculture, l’homme qui travaille au nettoyage des rues… Ensuite une fois les textes lus, je me suis attelée à la lecture des planches. Ce sont de jolis témoignages mais courts (quelques planches seulement), vus par le prisme d’une autre personne qui l’admire, donc très subjectifs. Le dessin de Chloé Cruchaudet est assez aérien, poétique, sans gaufrier, avec à chaque fois une couleur qui domine : le rose, le vert, le bleu, le jaune… Cela donne une impression de légèreté, pas désagréable du tout, bien au contraire.

Au final, cet album ne fut pas franchement marquant, mais simplement un joli moment de lecture, agréable et joyeux… Le plus marquant, pour moi, a été quand l’autrice retrace le portrait de son amie, dans un extrait appelé « intermède », où elle se dessine en chien, avec une fin particulièrement surprenante, et son départ amené tout en délicatesse avec la métaphore de la tasse qui déborde. J’ai aussi beaucoup aimé l’histoire sur le migrant (figuré sous la forme d’un oiseau, brinquebalé entre les administrations françaises après avoir survécu aux pires dangers, particulièrement d’actualité ces temps-ci, mais j’ai trouvé dommage que deux coquilles (« accueillis » et « accueillants ») soient restées dans le texte…

A partir de 13 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Doucettement, Mes échappées livresques, Mille et une frasques, Le petit carré jaune

Lien vers le site du projet qui était ouvert aux Lyonnais jusqu’en juin 2019.

1 réflexion au sujet de “Les belles personnes”

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