BD fait de société

Ma voisine est indonésienne

MA VOISINE EST INDONÉSIENNE, par Emmanuel Lemaire (Delcourt, 2021, coll. Shampoing)

voisineL’auteur de bande dessinée Emmanuel Lemaire a pour projet un nouvel album mais a du mal à trouver l’inspiration. C’est alors qu’entre dans sa vie une nouvelle voisine, venue d’Indonésie. Leurs rencontres, autour d’un thé, portent sur la découverte de l’autre culture. La voisine, que l’auteur surnomme madame Hibou est traductrice, et a pour hobby de passer ses week-end à visiter des petites villes en France. Ainsi, la voici à Charleville-Mézières, à Granville, à Niort, à Châteauroux, à Grenoble… Le Français met quelques temps avant de comprendre les raisons de ces choix, mais en cherchant sur internet croit comprendre que sa voisine pourrait être une fugitive… Voici une voisine bien étrange…

Je n’avais jamais vu cet album avant de l’emprunter sur le présentoir des nouveautés à la bibliothèque. Je ne connaissais pas l’auteur non plus, j’ai donc ouvert cet album sans aucun a priori. Au final, j’en ai un avis plutôt positif, parce que la relation entre les deux est originale, et apporte de nombreux éléments culturels intéressants. Le Français découvre des éléments de son pays qu’il ne connaissait même pas, alors que l’Indonésienne semble bien plus cultivée et partage ses souvenirs et éléments de son pays d’origine. C’est l’occasion pour le Français de faire des recherches et de s’informer sur son propre pays (étonnant n’est-ce pas ?). Il en apprend aussi beaucoup sur l’Indonésie actuelle et passée, ses traditions, ses paysages, et cet ouverture au monde semble bien lui plaire, et moi avec d’ailleurs. Il faut dire que ce n’est pas un pays proche géographiquement, et que sa culture est bien éloignée de la nôtre.

J’ai aimé le doute qui s’instille dans l’esprit du français lorsqu’il en vient à penser que sa voisine est une tueuse, parce que j’ai moi aussi eu le doute en tant que lectrice, avec tant de signes qui pourraient valider cette thèse. Cet album permet aussi de voyager à proximité et de découvrir certaines petites villes un peu perdues, où des trésors peuvent se cacher (ou pas !)… Enfin, cet album est bien ancré dans son époque, puisqu’il y est question d’un mystérieux virus en Italie puis d’un confinement annoncé par le président un soir à 20h… Je crois que c’est le premier album que je lis où il est question de ce confinement si particulier et inédit… Graphiquement, l’auteur utilise des crayonnés en noir et blanc assez jolis et réalistes, et son gaufrier est varié, allant jusqu’à superposer parfois les cases pour donner du dynamisme à l’histoire.

Au total, cet album compte un peu plus de 120 planches qui se lisent bien, mais de manière parfois un peu décousue, à la façon des conversations des deux protagonistes, enfin surtout de la voisine qui part sans crier gare. A ne pas lire en une seule fois, certes, mais à lire quand même pour voyager aisément depuis chez soi.

A partir de 15 ans selon l@BD.

On en parle sur les blogs : Tenseki, A propos de livres, SambaBD

Extrait à lire depuis le site de l’éditeur.

Cet album participe à bd, aujourd’hui chez Moka au milieu des livres !

9 réflexions au sujet de “Ma voisine est indonésienne”

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