BD hors de nos frontières, BD polar

Autopsie d’un imposteur

AUTOPSIE D’UN IMPOSTEUR, par Vincent Zabus (scénario) et Thomas Campi (dessins) (Delcourt, 2021)

autopsie1957. Louis est étudiant en dernière année de droit à Bruxelles. Issu d’un milieu rural, il fait tout pour cacher ses modestes origines provinciales et ne rêve que de devenir un bourgeois comme ceux qu’il observe dans la rue. Louis étudie du mieux qu’il peut, mais il a toujours la sensation d’être un imposteur. Un soir alors qu’il est serveur dans une soirée guindée pour payer son loyer en retard, il rencontre un homme qui lui propose un supplément s’il « apporte du bonheur à une vielle dame ». Ayant une morale, l’étudiant refuse, mais acculé par ses dettes et viré de son job de serveur, il se voit contraint d’accepter la proposition de la soirée… C’est le début de l’engrenage, qui va encore plus mal tourner lors d’une soirée déguisée…

J’ai emprunté cet album sur le nom de ses auteurs, déjà lus ensemble sur Macaroni, Les petites gens ou encore L’éveil. Ici, l’histoire est assez dérangeante, par son propos : l’étudiant sérieux et avec de la morale est obligé de devenir gigolo pour pouvoir survivre, mais il est pris dans une espèce de complot plus gros que lui… Il a l’impression que tous autour de lui savent ce qu’il fait, devient parano. Il commence à fréquenter des soirées libertines et survient un événement qui va changer son destin. Lui qui était si droit va tomber bien bas, allant jusqu’à lâcher son amie Camille qui lui offrait son corps alors que les autres le payaient.

L’histoire a un côté assez addictif par le choix de mettre un narrateur extérieur dans les cartouches, une sorte de conscience qui s’adresse à Louis, qui lui pose des questions (au point que parfois Louis lui demande de se taire), donnant aussi son avis sur ses actions… C’est franchement original, je ne m’attendais pas à cela… L’histoire tourne au tragique au fur et à mesure des pages, et l’épilogue est assez étrange, laissant une drôle de sensation à cette lecture que j’ai trouvée marquante.

Graphiquement, on retrouve le trait de Thomas Campi, avec des personnages assez longilignes, des décors parfois épurés, des couleurs chaudes. J’aime beaucoup ce trait, très lisible et travaillé. Je vais essayer de voir si je peux trouver d’autres albums de cet auteur italien vivant en Australie…

Non mentionné sur l@BD, je dirais à partir de 15 ans.

Premières planches à voir sur Izneo.

On en parle sur les blogs : Mes échappées livresques, A voir à lire, L’étagère imaginaire

Cet album participe à bd, avec aujourd’hui la centralisation des billets des bulleurs du jour chez Noukette.

8 réflexions au sujet de “Autopsie d’un imposteur”

  1. Je garde un souvenir assez marqué de Macaroni et les petites gens alors pourquoi pas mais j’avais que la couv ne me fait pas envie

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  2. Comme toi, j’ai acheté cette BD sur le seul nom des auteurs. Je ne m’attendais pas à une histoire qui vire aussi sombre mais c’est franchement réussi.

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  3. j’aime beaucoup les quelques planches disponibles mais en revanche le thème m’attire beaucoup moins. J’y jetterais un oeil si je tombe dessous à la bibliothèque

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