BD jeunesse

Calfboy 2

CALFBOY 2, par Rémi Farnos (La Pastèque, 2020)

calf

Suite du tome 1. Pendant que son frère Chris cherche toujours l’endroit où il a enterré le butin de leur dernier braquage, Burt rencontre une chamane qui lui propose de faire cavalier seul un moment, pour prendre un peu de recul et monter un braquage de train… Enfin seul, il le croit, puisque de fil en aiguille, il va se retrouver à la tête d’une équipe de bras cassés, mais ne veut pas partager le butin avec eux…

J’ai emprunté cet album à la bibliothèque, ayant beaucoup aimé le premier tome. Après coup, je me suis dit qu’il aurait été préférable pour moi de relire le tome 1 juste avant, parce que là c’est vraiment la suite, et que je n’avais plus précisément l’histoire en tête… Je suis ressortie un peu déçue par ce tome, car j’ai trouvé cela un peu moins déjanté et fort que le tome précédent, peut-être parce que les procédés ne sont plus nouveaux et qu’il y a donc moins cet effet de nouveauté. On retrouve les personnages qui se déplacent à travers une planche entière constituée d’un gaufrier de 12 cases (4 lignes de 3 cases). Les personnages sont toujours aussi peu futés (pour les deux frères Burt et Chris), ce qui donne toujours des situations assez drôles.

Le trait est toujours aussi simple, sans détails, l’auteur jouant vraiment sur l’action. Il y a des petits détails sympas quand même, comme le trou dans la terre pour mettre le butin, et en réalité, c’est la case qui est creusée, ou encore la grande planche A3 avec des cases dessinées dans la grande case, un procédé intéressant pour guider l’œil du lecteur. Les couleurs sont jolies, avec la couleur du sable et un ciel sans nuages. Les cadrages sont variés, alternant des gaufriers clairement marqués ou non, des plans américains, des plans serrés… mais je n’ai pas toujours su distinguer les deux frères.

Par contre, il y a légèrement plus d’humour dans les bulles (comparé au tome 1 de mes souvenirs), les deux frères se balançant parfois des répliques un peu limites qui justement sont bien drôles et dynamisent quelque peu le propos.  Il y a aussi la référence aux herbes des indiens, qui servent à aromatiser le poulet de Burt, surnommé ensuite « poulet-aux-herbes ». Bref, on retrouve des éléments du premier tome (la jeune fille, l’indienne voleuse de cheval…), mêlés à peu de nouveautés dans cette suite, et comme la fin de l’album augure un tome 3, il n’y a plus qu’à attendre qu’elle sorte pour voir comment ça évoluera vraiment.

Non mentionné sur l@BD, comme pour le 1er tome, je dirais à partir de 11/12 ans.

Quelques planches à voir sur le site de l’éditeur québécois.

On en parle (peu) sur les blogs :  Critiques libres… 

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